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  • 26 Avril 2015 - 4ème dimanche de Pâques et Journée Mondiale de Prière pour les Vocations - 3 Mai 2015 : 5ème dimanche de Pâques

    26avril2015.pngJésus n’avait qu’un souhait : que la joie soit en nous et que nous  soyons heureux. C’est tout l’Évangile. Et ce dimanche, le Bon Pasteur nous propose de le suivre.

    De le suivre parce qu’il sait qu’il nous emmène vers le bonheur. Il va jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’il accompagne et guide. C’est le sens de l’Évangile de ce dimanche, qui est également le Dimanche de Prière pour les Vocations dans l’Église tout entière.

    Lorsqu’on arrive à ce dimanche, il est de tradition de se compter : combien de prêtres avons-nous ? Quel âge ont-ils et comment faire plus tard ? Nous constatons qu’à Nuits Saint Georges un prêtre Indien est venu, un Africain devrait venir, et qu’à Beaune trois prêtres sur les quatre viennent d’ailleurs que de notre diocèse. Ce sont des éléments qui sont préoccupants pour l’avenir de notre diocèse et que nous pouvons porter dans la prière.

    Mais, pour devenir prêtre et pour accueillir cette vocation qui chez  certains est venue très tôt et chez d’autres beaucoup plus tard, il faut avoir la certitude qu’on est appelé au bonheur et au service de l’autre. Si enfant, je n’avais pas compris qu’on peut être heureux comme prêtre et qu’on peut être utile aux autres, j’aurais fait autre chose de ma vie.

    En ce Dimanche des Vocations, prions pour que dans le cœur d’enfants, d’adolescents, germe l’idée de devenir prêtre. Car, à l’image du Bon Pasteur, le prêtre est celui  qui rassemble, nourrit et conduit au bonheur. Et c’est une tâche superbe !

     

    Yves FROT

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  • « Rendez à César… »

    Lu ici

     

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     « Notre époque est l’une des rares où nos concitoyens organisent leur vie avec une indifférence totale à Dieu. Quant à la laïcité, Jésus a dit : “Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César, ce qui est à César”. C’est le jeu entre la loi religieuse et la loi civile. Je l’appelle laïcité et aussi conscience. »

    Curé de Beaune

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  • 19 Avril 2015 - 3ème dimanche de Pâques

     

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    MESSES DE PREMIÈRE COMMUNION :

    10h30 à Saint-Nicolas et 11h00 à Notre-Dame

     

                                   Le Carême est fini et le Pape François nous fait penser au Carême 2016. Il vient d’annoncer une Année Sainte, du 8 Décembre 2015 au 20 Novembre 2016. Cette Année Sainte sera centrée sur la Miséricorde.

    Une année sainte n’est pas seulement une année où on insiste particulièrement sur un thème ou un aspect de notre foi. Ainsi, sommes-nous en train de vivre une année dédiée à la Vie Consacrée et elle n’est pas encore terminée.

     

    Il y a habituellement une année sainte tous les 25 ans, c’est-à-dire au 20ème siècle : 1900 – 1925 – 1950 – 1975 – 2000. Mais on peut en rajouter ! Ainsi 1933 et 1983 en étaient (1900ème et 1950ème  anniversaire  de la Mort et de la Résurrection du Christ).

     

    L’ Année Sainte, et ce qui l’accompagne : pèlerinages, retour sur soi, meilleure vie de foi, est comme un long carême.

    Pour 2016, le thème de la Miséricorde est central dans notre foi. Le Pape nous propose de mieux le comprendre, le vivre et le mettre en pratique.

     

    Nous allons voir ce qui est proposé par l’Église Universelle et le Diocèse et nous adapter.

    Mais, n’attendons pas le début de cette Année Sainte pour faire œuvre de miséricorde !

     

    Yves FROT

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  • Méditation du Père Vincent SAUER

    Le Père Vincent SAUER est né en 1975. Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Dijon en 2005. Actuellement, il est curé de la Paroisse d’Is-sur-Tille/Grancey-le-Château et responsable de la Pastorale des Jeunes du Diocèse de Dijon.

    FRANCE ET SAINTE ENFANCE

    pere-sauer.jpgQuand le Seigneur veut sauver la France ou quand Il a un message important à lui donner pour lui rappeler sa vocation, Il passe souvent par un enfant : pendant la guerre de 100 ans, Il suscite en Lorraine une petite fille au cœur pur : Jeanne d’Arc ; quand, au XIXème siècle, la France croit que le Salut vient par la science et que le Ciel n’existe pas, Il envoie sa Maman dans un village des Pyrénées auprès d’une fillette sans instruction : Bernadette ; alors que la France est de nouveau en grand danger en 1947, Notre Dame vient visiter la Touraine pour demander à 4 fillettes de prier pour la France et promettre du bonheur dans les familles.

    Depuis la nuit de Noël (et même 9 mois avant !) le Salut vient par un enfant. C’est pourquoi un jour, dans l’Evangile, Jésus a placé un petit enfant au milieu de ses apôtres et a déclaré : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

    Aujourd’hui, cette déclaration de Notre Seigneur doit retentir dans le cœur des français ! Aujourd’hui, c’est au milieu des français que Dieu place un petit enfant !

    C’est bien de prier pour la France. Mais cette prière n’aura guère d’effet si les français ne changent pas pour devenir comme des enfants ! Et quand je dis les français, ce ne sont pas les français en général : c’est moi, c’est toi, c’est chacun d’entre nous. Si nous voulons que la France soit de nouveau fidèle à sa vocation de Fille aînée de l’Eglise, c’est tout simple : il nous faut redevenir comme des enfants ! Comme Jeanne, Bernadette, Jacqueline et les autres ! Des enfants au cœur pur et innocent, des enfants au cœur simple et obéissant, des enfants au cœur doux et humble ! Comme cette petite fille irakienne de 10 ans, Maryam de Qaraqosh, dont le témoignage lumineux de simplicité et d’innocence a fait le tour des ondes : « Dieu nous aime tous, pas seulement moi, mais Dieu aime tout le monde ». Et en parlant des membres de l’Etat Islamique qui ont chassé les chrétiens de Qaraqosh : « Je ne leur veux aucun mal. Je souhaite que Dieu leur pardonne. » Et quand le journaliste lui pose la question : « Toi aussi tu leur pardonnes ? » La réponse ne se fait pas attendre : « Oui ! »

    Ce n’est pas par une violence plus grande que Jésus a vaincu le mal sur la croix, c’est par la puissance de la sainte enfance ! « Père, entre tes mains, je remets mon esprit » : voilà une parole sortie tout droit du cœur d’un enfant qui s’adresse à son Père qui est aussi notre Père !

    Si nous voulons que quelque chose change en France, il faut certainement prier, mais il faut aussi que nous nous convertissions : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

    Il y a une autre Maryam dont le témoignage est lumineux de simplicité et d’innocence, une Maryam bien plus vivante que vous et moi et que la petite Maryam de Qaraqosh puisqu’elle est entrée dans la Vie le 26 août 1878 et qu’elle va être canonisée par le Pape François le 17 mai prochain : Maryam de Bethléem. Dans une vision du 26 mai 1873, Jésus lui disait : « La France est le centre de mon Cœur. » Et Maryam rappelait à un prêtre quelques années plus tard que la France « a fait trop de bien dans les missions pour que Dieu l’abandonne. » Dieu ne nous abandonnera pas ! Notre cher pays est dans son Cœur ! Que craignons-nous ? Si nous avons peur et manquons d’espérance, alors c’est que nous avons perdu notre cœur d’enfant, que nous ne faisons pas confiance à notre Père et que nous ne sommes pas assez petits pour qu’Il puisse faire son œuvre en nous, en France 

    Un jour Maryam de Bethléem entendit Jésus lui dire : « Oui, Je ferai mes délices dans le sein de la France ; elle sera encore la reine de tous les royaumes. Mais avant, il faut que la France soit tout à fait rien, que Je sois à la tête des armées, afin que toutes les nations disent entre elles, de génération en génération : « Vraiment, c’est le Très-Haut qui est à la tête de la France. » Toutes les nations le crieront d’une même bouche, d’une même voix, sur le même ton, même les impies. » D’abord l’épreuve, ensuite la victoire et les suites du triomphe : voilà la pédagogie de Dieu. D’abord la croix, ensuite la résurrection.

    En France, nous vivons le temps de l’épreuve. Mais ne craignons rien. Dieu est notre Père. Nous sommes ses enfants. Soyons bien petits. Si nous voulons être grands, soyons petits. Si nous voulons que la France se relève et montre le chemin du Ciel aux autres nations, soyons des enfants, purs et innocents, simples et obéissants, doux et humbles. Comme l’Enfant que Dieu met au milieu de nous, en France : connaissez-vous l’Enfant Jésus de Beaune ? Voilà l’Enfant que Jésus a mis au milieu du Royaume de sa Mère, la France. Voilà le trésor qui pourra aider les français à changer pour devenir comme des enfants, comme l’Enfant Jésus. Allons le prier, ce saint Enfant ! Allons dans son sanctuaire à Beaune, devant sa statue miraculeuse, si nous le pouvons ! Allons le contempler et l’adorer pour qu’il nous apprenne à être des enfants, des petits-bien-petits !

    Oui, prions l’Enfant Jésus pour qu’il nous redonne ou nous garde notre cœur d’enfant ! Prions-le avec les mots-mêmes de sa Mère, Reine de France : Ecce ! Fiat ! Magnificat !

    Ecce : Me voici, Enfant Jésus, pour que tu fasses de moi un enfant !

    Fiat : Qu’il soit fait en moi selon ta Parole !

    Magnificat : Mon âme exalte le Seigneur, car Il élève les humbles ! Amen !

    Et la France se relèvera.

    Source : Méditation du Père Vincent SAUER

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  • La chorale des cinq clochers

     

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    Recrute des choristes

      Si vous aimez chanter, vous pouvez nous rejoindre,

    Nous répétons chaque Mardi à partir de 20h30 à  l’Eglise de Bligny-les-Beaune.

    Nous serons heureux d’accueillir de nouveaux participants dans une bonne ambiance.

     

     

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  • Les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

    Dirigeants chrétiens : « Nous essayons d’apporter du bien-être à nos salariés »

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    Une centaine de chefs d’entreprise étaient présents, ce samedi, à Beaune, pour les Assises régionales des entrepreneurs et dirigeants chrétiens.

     

    Une journée d’échanges sur le thème « Oser entreprendre en chrétien » a eu lieu ce samedi à Beaune à l’occasion des Assises régionales des entrepreneurs et dirigeants chrétiens. Gérard Morice, dirigeant de l’hôtel Kyriad de Beaune depuis trente ans, et diacre depuis 2009, était l’un des animateurs de la journée.

    Qui sont les participants à cette journée ?

    « Nous sommes 2 700 membres, tous croyants et chrétiens. Le mouvement est œcuménique, puisqu’il rassemble catholiques, protestants et orthodoxes. Nous sommes divisés en équipes locales, dont deux sont à Beaune. Les participants dirigent des entreprises qui vont de moins de dix jusqu’à sept cents salariés. »

    Les notions de charité chrétienne et de profit sont-elles compatibles ?

    « Oui, bien sûr, elles ne sont pas antinomiques ! Dès le pape Léon XIII et son encyclique Rerum Novarum , en 1891, la doctrine sociale de l’Église donne une feuille de route aux entrepreneurs, évoque le marché et les profits. Jean-Paul II a d’ailleurs réaffirmé cet attachement dans ses écrits. Encore faut-il avoir envie de les lire… Nous essayons d’apporter du bien-être à nos salariés, de les former. La priorité, c’est l’humain, sans oublier d’évaluer les performances et de créer de la richesse. »

    Comment gérez-vous un licenciement ou un conflit syndical ?

    « Nous sommes accompagnés par le Seigneur, donc si l’on doit licencier, on le fait avec le plus d’humanité possible. Il est important de privilégier le dialogue et de trouver une solution équitable. On ne va pas “pinailler” sur les indemnités par exemple… Nous essayons d’apporter de la justice, à l’image du Christ. Il n’est pas venu sur Terre pour être servi, mais bien pour servir. »

    Pour en savoir plus : www.lesedc.org

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    Gérard Morice, diacre, dirige l’hôtel Kyriad à Beaune. Photo DR (source Le Bien Public)

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  • 12 Avril 2015- Dimanche de la Divine Miséricorde

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    SECTEUR de BEAUNE

     

    PRIÈRE POUR LA PAIX de 18h30 à 19h00, parvis Notre Dame

    Chaque lundi jusqu’au lundi de Pentecôte25 Mai.

     
     

    ÉQUIPES SAINT VINCENT DE PAUL

    Réunion le Jeudi 16 Avril à 14h00 à la cure Notre-Dame.

     

    ÉVEIL DE LA FOI (enfants de 4-7ans)

    Samedi 18 Avril : rencontre de 11h00 à 12h00 à la cure Notre-Dame.

     

    19 AVRIL : MESSES DE PREMIÈRE COMMUNION

    10 h30 à St Nicolas et 11h00 à Notre Dame.

     

    MESSE DES FAMILLES

    Dimanche 19 Avril à 11h00 à l’église Notre-Dame.

     

    CONCERTS A L’ÉGLISE NOTRE-DAME

      Vendredi 17 Avril à 20h00 : Trompes de chasse et orgue (10 €)

      Samedi 25 Avril à 20h00 : Chœur de chambre OPUS 71 (12 €)

                                                   "Les Vêpres" de Rachmaninov

     

    CONFÉRENCE DU PÈRE GÉRARD BERLIET

    "Ce que l’Église a à dire à la famille aujourd’hui"

    Vendredi 24 Avril à 20h30, cure Saint-Nicolas.

     

       L'A.C.A.T., Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, est une O.N.G. chrétienne qui mène des actions de lutte pour l'abolition de la torture. Elle présente un film le Lundi 13 Avril à 19h45 ā Cap Cinéma ā Beaune, intitule au cœur du Goulag Moderne.

    Ce film a été tourné en 2013. Il met en image un rapport sur le phénomène tortionnaire en Russie, nous emmène au cœur des prisons russes et nous révèle les terribles conditions de détention des prisonniers.

    Le film sera suivi d'un débat animé par Christine Laroque, responsable des programmes Russie de l'ACAT.

    Venez nombreux le 13 avril à 19h45.

     

     

    Les jeunes de l’AUMÔNERIE SCOLAIRE DE BEAUNE

    organisent un voyage à la Salette du 26 au 29 Avril.  Les paroissiens peuvent soutenir leur projet en achetant des gâteaux confectionnés par les jeunes : le 19 Avril  à 10h30 à Saint Nicolas, à 11h00 à Notre-Dame et à 11h00 à Tailly. Merci pour votre enthousiasme !

     

     

    SECTEUR DES DOUZE CLOCHERS

     

    Réunion E.A.P. : Mercredi 15 Avril à 17h00 au presbytère Saint-Nicolas

     

    Messe (1ère Communion) :

    Dimanche 19 Avril    10h30  Chorey

     

    CONCERT GOSPEL AVEC LA CHORALE FRANCO-AFRICAINE ELIKYA : Jeudi de l’Ascension 14 Mai à 15h00 à CORBERON. Retenez la date et venez nombreux à cette journée conviviale. Au programme :

                - Messe à 10h30 avec la participation de la chorale Elikya,

                - Apéritif à la sortie de la messe,

                - Partage d’un repas convivial tiré du sac,

                - A partir de 15h00, concert de la chorale Elikya. Libre participation aux frais.

     

    SECTEUR DE BLIGNY LES BEAUNE 

     

    Chapelet à la Divine Miséricorde : Vendredi 24 Avril à 14h45 à l’église de Bligny.

     

    Réunion de l’équipe du Rosaire : Lundi 13 Avril à 15h00 chez Agnès Maréchal à Bligny.

     

    Chapelet médité : Mercredi 15 Avril à 15h00 à la cure de Bligny.

     

    Pas de messe : Jeudi 16 Avril à 9h00 à Bligny (absence du père Oscar)

     

    Messe : Dimanche 19 Avril  

       11h00   Tailly

    La chorale des 5 Clochers recherche des choristes. Répétitions  le mardi à 20h30 à l’église de Bligny.

    Contact : Sylvie Pannetier (' 03 80 26 83 10).

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  • Misericordiae Vultus

    BULLE D'INDICTION DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE

     FRANÇOIS
    EVÊQUE DE ROME
    SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU
    À CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE
    GRÂCE, MISÉRICORDE ET PAIX

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    1. Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Le Père, «riche en miséricorde» (Ep 2, 4) après avoir révélé son nom à Moïse comme «Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité» (Ex 34, 6) n’a pas cessé de faire connaître sa nature divine de différentes manières et en de nombreux moments. Lorsqu’est venue la «plénitude des temps» (Ga 4, 4), quand tout fut disposé selon son dessein de salut, il envoya son Fils né de la Vierge Marie pour nous révéler de façon définitive son amour. Qui le voit a vu le Père (cf. Jn 14, 9). A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne, Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu.

    2. Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché.

    3. Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps favorable pour l’Eglise, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace.

    L’Année Sainte s’ouvrira le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception. Cette fête liturgique montre comment Dieu agit dès le commencement de notre histoire. Après qu’Adam et Eve eurent péché, Dieu n’a pas voulu que l’humanité demeure seule et en proie au mal. C’est pourquoi Marie a été pensée et voulue sainte et immaculée dans l’amour (cf. Ep 1, 4), pour qu’elle devienne la Mère du Rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. En cette fête de l’Immaculée Conception, j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte. En cette occasion, ce sera une Porte de la Miséricorde, où quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne, et donne l’espérance.

    Le dimanche suivant, troisième de l’Avent, la Porte Sainte sera ouverte dans la cathédrale de Rome, la Basilique Saint Jean de Latran. Ensuite seront ouvertes les Portes Saintes dans les autres Basiliques papales. Ce même dimanche, je désire que dans chaque Eglise particulière, dans la cathédrale qui est l’Eglise-mère pour tous les fidèles, ou bien dans la co-cathédrale ou dans une église d’importance particulière, une Porte de la Miséricorde soit également ouverte pendant toute l’Année Sainte. Au choix de l’Ordinaire du lieu, elle pourra aussi être ouverte dans les Sanctuaires où affluent tant de pèlerins qui, dans ces lieux ont le cœur touché par la grâce et trouvent le chemin de la conversion. Chaque Eglise particulière est donc directement invitée à vivre cette Année Sainte comme un moment extraordinaire de grâce et de renouveau spirituel. Donc, le Jubilé sera célébré à Rome, de même que dans les Eglises particulières, comme signe visible de la communion de toute l’Eglise.

    4. J’ai choisi la date du 8 décembre pour la signification qu’elle revêt dans l’histoire récente de l’Eglise. Ainsi, j’ouvrirai la Porte Sainte pour le cinquantième anniversaire de la conclusion du Concile œcuménique Vatican II. L’Eglise ressent le besoin de garder vivant cet événement. C’est pour elle que commençait alors une nouvelle étape de son histoire. Les Pères du Concile avait perçu vivement, tel un souffle de l’Esprit, qu’il fallait parler de Dieu aux hommes de leur temps de façon plus compréhensible. Les murailles qui avaient trop longtemps enfermé l’Eglise comme dans une citadelle ayant été abattues, le temps était venu d’annoncer l’Evangile de façon renouvelée. Etape nouvelle pour l’évangélisation de toujours. Engagement nouveau de tous les chrétiens à témoigner avec plus d’enthousiasme et de conviction de leur foi. L’Eglise se sentait responsable d’être dans le monde le signe vivant de l’amour du Père.

    Les paroles riches de sens que saint Jean XXIII a prononcées à l’ouverture du Concile pour montrer le chemin à parcourir reviennent en mémoire: «Aujourd’hui, l’Épouse du Christ, l’Église, préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité… L’Eglise catholique, en brandissant le flambeau de la vérité religieuse, veut se montrer la mère très aimante de tous, bienveillante, patiente, pleine d’indulgence et de bonté à l’égard de ses fils séparés». Dans la même perspective, lors de la conclusion du Concile, le bienheureux Paul VI s’exprimait ainsi: «Nous voulons plutôt souligner que la règle de notre Concile a été avant tout la charité … La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile…. Un courant d’affection et d’admiration a débordé du Concile sur le monde humain moderne. Des erreurs ont été dénoncées. Oui, parce que c’est l’exigence de la charité comme de la vérité mais, à l’adresse des personnes, il n’y eut que rappel, respect et amour. Au lieu de diagnostics déprimants, des remèdes encourageants ; au lieu de présages funestes, des messages de confiance sont partis du Concile vers le monde contemporain: ses valeurs ont été non seulement respectées, mais honorées ; ses efforts soutenus, ses aspirations purifiées et bénies… toute cette richesse doctrinale ne vise qu’à une chose: servir l’homme. Il s’agit, bien entendu, de tout homme, quels que soient sa condition, sa misère et ses besoins».

    Animé par des sentiments de gratitude pour tout ce que l’Eglise a reçu, et conscient de la responsabilité qui est la nôtre, nous passerons la Porte Sainte sûrs d’être accompagnés par la force du Seigneur Ressuscité qui continue de soutenir notre pèlerinage. Que l’Esprit Saint qui guide les pas des croyants pour coopérer à l’œuvre du salut apporté par le Christ, conduise et soutienne le Peuple de Dieu pour l’aider à contempler le visage de la miséricorde.

    5. C’est le 20 novembre 2016, en la solennité liturgique du Christ, Roi de l’Univers, que sera conclue l’Année jubilaire. En refermant la Porte Sainte ce jour-là, nous serons animés de sentiments de gratitude et d’action de grâce envers la Sainte Trinité qui nous aura donné de vivre ce temps extraordinaire de grâce. Nous confierons la vie de l’Eglise, l’humanité entière et tout le cosmos à la Seigneurie du Christ, pour qu’il répande sa miséricorde telle la rosée du matin, pour une histoire féconde à construire moyennant l’engagement de tous au service de notre proche avenir. Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu! Qu’à tous, croyants ou loin de la foi, puisse parvenir le baume de la miséricorde comme signe du Règne de Dieu déjà présent au milieu de nous.

    6. «La miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde». Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. C’est pourquoi une des plus antiques collectes de la liturgie nous fait prier ainsi: «Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié». Dieu sera toujours dans l’histoire de l’humanité comme celui qui est présent, proche, prévenant, saint et miséricordieux.

    “Patient et miséricordieux”, tel est le binôme qui parcourt l’Ancien Testament pour exprimer la nature de Dieu. Sa miséricorde se manifeste concrètement à l’intérieur de tant d’événements de l’histoire du salut où sa bonté prend le pas sur la punition ou la destruction. D’une façon particulière, les Psaumes font apparaître cette grandeur de l’agir divin: «Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse» (Ps 102, 3-4). D’une façon encore plus explicite, un autre Psaume énonce les signes concrets de la miséricorde: «Il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant» (145, 7-9). Voici enfin une autre expression du psalmiste: «[Le Seigneur] guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures… Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies» (146, 3.6). En bref, la miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour «viscéral». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon.

    7. «Eternel est son amour»: c’est le refrain qui revient à chaque verset du Psaume 135 dans le récit de l’histoire de la révélation de Dieu. En raison de la miséricorde, tous les événements de l’Ancien Testament sont riches d’une grande valeur salvifique. La miséricorde fait de l’histoire de Dieu avec Israël une histoire du salut. Répéter sans cesse: «Eternel est son amour» comme fait le Psaume, semble vouloir briser le cercle de l’espace et du temps pour tout inscrire dans le mystère éternel de l’amour. C’est comme si l’on voulait dire que non seulement dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père. Ce n’est pas par hasard que le peuple d’Israël a voulu intégrer ce Psaume, le “Grand hallel” comme on l’appelle, dans les fêtes liturgiques les plus importantes.

    Avant la Passion, Jésus a prié avec ce Psaume de la miséricorde. C’est ce qu’atteste l’évangéliste Matthieu quand il dit qu’«après avoir chanté les Psaumes» (26, 30), Jésus et ses disciples sortirent en direction du Mont des Oliviers. Lorsqu’il instituait l’Eucharistie, mémorial pour toujours de sa Pâque, il établissait symboliquement cet acte suprême de la Révélation dans la lumière de la miséricorde. Sur ce même horizon de la miséricorde, Jésus vivait sa passion et sa mort, conscient du grand mystère d’amour qui s’accomplissait sur la croix. Savoir que Jésus lui-même a prié avec ce Psaume le rend encore plus important pour nous chrétiens, et nous appelle à en faire le refrain de notre prière quotidienne de louange : «Eternel est son amour».

    8. Le regard fixé sur Jésus et son visage miséricordieux, nous pouvons accueillir l’amour de la Sainte Trinité. La mission que Jésus a reçue du Père a été de révéler le mystère de l’amour divin dans sa plénitude. L’évangéliste Jean affirme pour la première et unique fois dans toute l’Ecriture: «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8.16). Cet amour est désormais rendu visible et tangible dans toute la vie de Jésus. Sa personne n’est rien d’autre qu’amour, un amour qui se donne gratuitement. Les relations avec les personnes qui s’approchent de Lui ont quelque chose d’unique et de singulier. Les signes qu’il accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde. Tout en Lui parle de miséricorde. Rien en Lui ne manque de compassion.

    Face à la multitude qui le suivait, Jésus, voyant qu’ils étaient fatigués et épuisés, égarés et sans berger, éprouva au plus profond de son cœur, une grande compassion pour eux (cf. Mt 9, 36). En raison de cet amour de compassion, il guérit les malades qu’on lui présentait (cf. Mt 14, 14), et il rassasia une grande foule avec peu de pains et de poissons (cf. Mt 15, 37). Ce qui animait Jésus en toute circonstance n’était rien d’autre que la miséricorde avec laquelle il lisait dans le cœur de ses interlocuteurs et répondait à leurs besoins les plus profonds. Lorsqu’il rencontra la veuve de Naïm qui emmenait son fils unique au tombeau, il éprouva une profonde compassion pour la douleur immense de cette mère en pleurs, et il lui redonna son fils, le ressuscitant de la mort (cf. Lc 7, 15). Après avoir libéré le possédé de Gerasa, il lui donna cette mission: «Annonce tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde» (Mc 5, 19). L’appel de Matthieu est lui aussi inscrit sur l’horizon de la miséricorde. Passant devant le comptoir des impôts, Jésus regarda Matthieu dans les yeux. C’était un regard riche de miséricorde qui pardonnait les péchés de cet homme, et surmontant les résistances des autres disciples, il le choisit, lui, le pécheur et le publicain, pour devenir l’un des Douze. Commentant cette scène de l’Evangile, Saint Bède le Vénérable a écrit que Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit: miserando atque eligendo. Cette expression m’a toujours fait impression au point d’en faire ma devise.

    9. Dans les paraboles de la miséricorde, Jésus révèle la nature de Dieu comme celle d’un Père qui ne s’avoue jamais vaincu jusqu’à ce qu’il ait absous le péché et vaincu le refus, par la compassion et la miséricorde. Nous connaissons ces paraboles, trois en particulier : celle de la brebis égarée, celle de la pièce de monnaie perdue, et celle du père et des deux fils (cf. Lc 15, 1-32). Dans ces paraboles, Dieu est toujours présenté comme rempli de joie, surtout quand il pardonne. Nous y trouvons le noyau de l’Evangile et de notre foi, car la miséricorde y est présentée comme la force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui console en pardonnant.

    Dans une autre parabole, nous recevons un enseignement pour notre manière de vivre en chrétiens. Interpellé par la question de Pierre lui demandant combien de fois il fallait pardonner, Jésus répondit: «Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix fois sept fois» (Mt 18, 22). Il raconte ensuite la parabole du «débiteur sans pitié». Appelé par son maître à rendre une somme importante, il le supplie à genoux et le maître lui remet sa dette. Tout de suite après, il rencontre un autre serviteur qui lui devait quelques centimes. Celui-ci le supplia à genoux d’avoir pitié, mais il refusa et le fit emprisonner. Ayant appris la chose, le maître se mit en colère et rappela le serviteur pour lui dire: «Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?» (Mt 18, 33). Et Jésus conclut: «C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur» (Mt 18, 35).

    La parabole est d’un grand enseignement pour chacun de nous. Jésus affirme que la miséricorde n’est pas seulement l’agir du Père, mais elle devient le critère pour comprendre qui sont ses véritables enfants. En résumé, nous sommes invités à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde. Le pardon des offenses devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux, et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire. Bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! Cependant, le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur. Se défaire de la rancœur, de la colère, de la violence et de la vengeance, est la condition nécessaire pour vivre heureux. Accueillons donc la demande de l’apôtre: «Que le soleil ne se couche pas sur votre colère» (Ep 4, 26). Ecoutons surtout la parole de Jésus qui a établi la miséricorde comme idéal de vie, et comme critère de crédibilité de notre foi: «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» (Mt 5, 7). C’est la béatitude qui doit susciter notre engagement tout particulier en cette Année Sainte.

    Comme on peut le remarquer, la miséricorde est, dans l’Ecriture, le mot-clé pour indiquer l’agir de Dieu envers nous. Son amour n’est pas seulement affirmé, mais il est rendu visible et tangible. D’ailleurs, l’amour ne peut jamais être un mot abstrait. Par nature, il est vie concrète: intentions, attitudes, comportements qui se vérifient dans l’agir quotidien. La miséricorde de Dieu est sa responsabilité envers nous. Il se sent responsable, c’est-à-dire qu’il veut notre bien et nous voir heureux, remplis de joie et de paix. L’amour miséricordieux des chrétiens doit être sur la même longueur d’onde. Comme le Père aime, ainsi aiment les enfants. Comme il est miséricordieux, ainsi sommes-nous appelés à être miséricordieux les uns envers les autres.

    10. La miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Eglise. Dans son action pastorale, tout devrait être enveloppé de la tendresse par laquelle on s’adresse aux croyants. Dans son annonce et le témoignage qu’elle donne face au monde, rien ne peut être privé de miséricorde. La crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion. L’Eglise «vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde». Peut-être avons-nous parfois oublié de montrer et de vivre le chemin de la miséricorde. D’une part, la tentation d’exiger toujours et seulement la justice a fait oublier qu’elle n’est qu’un premier pas, nécessaire et indispensable, mais l’Eglise doit aller au-delà pour atteindre un but plus haut et plus significatif. D’autre part, il est triste de voir combien l’expérience du pardon est toujours plus rare dans notre culture. Même le mot semble parfois disparaître. Sans le témoignage du pardon, il n’y a qu’une vie inféconde et stérile, comme si l’on vivait dans un désert. Le temps est venu pour l’Eglise de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Il est temps de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance.

    11. Nous ne pouvons pas oublier le grand enseignement que saint Jean-Paul II nous a donné dans sa deuxième encyclique Dives in misericordia, qui arriva à l’époque de façon inattendue et provoqua beaucoup de surprise en raison du thème abordé. Je voudrais revenir plus particulièrement sur deux expressions. Tout d’abord le saint Pape remarque l’oubli du thème de la miséricorde dans la culture actuelle : «La mentalité contemporaine semble s’opposer au Dieu de miséricorde, et elle tend à éliminer de la vie et à ôter du cœur humain la notion même de miséricorde. Le mot et l’idée de miséricorde semblent mettre mal à l’aise l’homme qui, grâce à un développement scientifique et technique inconnu jusqu’ici, est devenu maître de la terre qu’il a soumise et dominée (cf. Gn 1, 28). Cette domination de la terre, entendue parfois de façon unilatérale et superficielle, ne laisse pas de place, semble-t-il, à la miséricorde… Et c’est pourquoi, dans la situation actuelle de l’Eglise
    et du monde, bien des hommes et bien des milieux, guidés par un sens aigu de la foi, s’adressent, je dirais quasi spontanément, à la miséricorde de Dieu».

    C’est ainsi que saint Jean-Paul II justifiait l’urgence de l’annonce et du témoignage à l’égard de la miséricorde dans le monde contemporain: «Il est dicté par l’amour envers l’homme, envers tout ce qui est humain, et qui, selon l’intuition d’une grande partie des hommes de ce temps, est menacé par un péril immense. Le mystère du Christ… m’a poussé à rappeler dans l’encyclique Redemptor Hominis sa dignité incomparable, m’oblige aussi à proclamer la miséricorde en tant qu’amour miséricordieux de Dieu révélé dans ce mystère. Il me conduit également à en appeler à cette miséricorde et à l’implorer dans cette phase difficile et critique de l’histoire de l’Eglise et du monde». Son enseignement demeure plus que jamais d’actualité et mérite d’être repris en cette Année Sainte. Recevons ses paroles de façon renouvelée : «L’Eglise vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la Miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la Miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice».

    12. L’Eglise a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de tous. L’Epouse du Christ adopte l’attitude du Fils de Dieu qui va à la rencontre de tous, sans exclure personne. De nos jours où l’Eglise est engagée dans la nouvelle évangélisation, le thème de la miséricorde doit être proposé avec un enthousiasme nouveau et à travers une pastorale renouvelée. Il est déterminant pour l’Eglise et pour la crédibilité de son annonce de vivre et de témoigner elle-même de la miséricorde. Son langage et ses gestes doivent transmettre la miséricorde pour pénétrer le cœur des personnes et les inciter à retrouver le chemin du retour au Père.

    La vérité première de l’Eglise est l’amour du Christ. L’Eglise se fait servante et médiatrice de cet amour qui va jusqu’au pardon et au don de soi. En conséquence, là où l’Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde.

    13. Nous voulons vivre cette Année Jubilaire à la lumière de la parole du Seigneur : Miséricordieux comme le Père. L’évangéliste rapporte l’enseignement du Christ qui dit : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36). C’est un programme de vie aussi exigeant que riche de joie et de paix. Le commandement de Jésus s’adresse à ceux qui écoutent sa voix
    (cf. Lc 6, 27). Pour être capable de miséricorde, il nous faut donc d’abord nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu. Cela veut dire qu’il nous faut retrouver la valeur du silence pour méditer la Parole qui nous est adressée. C’est ainsi qu’il est possible de contempler la miséricorde de Dieu et d’en faire notre style de vie.

    14. Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence. La vie est un pèlerinage, et l’être humain un viator, un pèlerin qui parcourt un chemin jusqu’au but désiré. Pour passer la Porte Sainte à Rome, et en tous lieux, chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice. Que le pèlerinage stimule notre conversion : en passant la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu, et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous.

    Le Seigneur Jésus nous montre les étapes du pèlerinage à travers lequel nous pouvons atteindre ce but : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous » (Lc 6, 37-38). Il nous est dit, d’abord, de ne pas juger, et de ne pas condamner. Si l’on ne veut pas être exposé au jugement de Dieu, personne ne doit devenir juge de son frère. De fait, en jugeant, les hommes s’arrêtent à ce qui est superficiel, tandis que le Père regarde les coeurs. Que de mal les paroles ne font-elles pas lorsqu’elles sont animées par des sentiments de jalousie ou d’envie ! Mal parler du frère en son absence, c’est le mettre sous un faux jour, c’est compromettre sa réputation et l’abandonner aux ragots. Ne pas juger et ne pas condamner signifie, de façon positive, savoir accueillir ce qu’il y a de bon en toute personne et ne pas permettre quelle ait à souffrir de notre jugement partiel et de notre prétention à tout savoir. Ceci n’est pas encore suffisant pour exprimer ce qu’est la miséricorde. Jésus demande aussi de pardonner et de donner, d’être instruments du pardon puisque nous l’avons déjà reçu de Dieu, d’être généreux à l’égard de tous en sachant que Dieu étend aussi sa bonté pour nous avec grande magnanimité.

    Miséricordieux comme le Père, c’est donc la “devise de l’Année Sainte. Dans la miséricorde, nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Il se donne tout entier, pour toujours, gratuitement, et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. Il est beau que la prière quotidienne de l’Eglise commence avec ces paroles :« Mon Dieu, viens me délivrer ; Seigneur, viens vite à mon secours »(Ps 69, 2). L’aide que nous implorons est déjà le premier pas de la miséricorde de Dieu à notre égard. Il vient nous sauver de la condition de faiblesse dans laquelle nous vivons. Son aide consiste à rendre accessible sa présence et sa proximité. Touchés jour après jour par sa compassion, nous pouvons nous aussi devenir compatissants envers tous.

    15. Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le cœur à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique. Combien de situations de précarité et de souffrance n’existent-elles pas dans le monde d’aujourd’hui ! Combien de blessures ne sont-elles pas imprimées dans la chair de ceux qui n’ont plus de voix parce que leur cri s’est évanoui et s’est tu à cause de l’indifférence des peuples riches ! Au cours de ce Jubilé, l’Eglise sera encore davantage appelée à soigner ces blessures, à les soulager avec l’huile de la consolation, à les panser avec la miséricorde et à les soigner par la solidarité et l’attention. Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et soeurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

    J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

    Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à qui a soif ? Aurons-nous accueilli l’étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (cf. Mt 25, 31-45). De même, il nous sera demandé si nous avons aidé à sortir du doute qui engendre la peur, et bien souvent la solitude; si nous avons été capable de vaincre l’ignorance dans laquelle vivent des millions de personnes, surtout des enfants privés de l’aide nécessaire pour être libérés de la pauvreté, si nous nous sommes fait proches de celui qui est seul et affligé; si nous avons pardonné à celui qui nous offense, si nous avons rejeté toute forme de rancœur et de haine qui porte à la violence, si nous avons été patient à l’image de Dieu qui est si patient envers nous; si enfin, nous avons confié au Seigneur, dans la prière nos frères et sœurs. C’est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. N’oublions pas les paroles de Saint Jean de la Croix : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour ».

    16. Dans l’Evangile de Luc, nous trouvons un autre aspect important pour vivre avec foi ce Jubilé. L’évangéliste raconte qu’un jour de sabbat, Jésus retourna à Nazareth, et comme il avait l’habitude de le faire, il entra dans la synagogue. On l’appela pour lire l’Ecriture et la commenter. C’était le passage du prophète Isaïe où il est écrit : « L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur » (Is 61, 1-2). « Une année de bienfaits » : c’est ce que le Seigneur annonce et que nous voulons vivre. Que cette Année Sainte expose la richesse de la mission de Jésus qui résonne dans les paroles du Prophète : dire une parole et faire un geste de consolation envers les pauvres, annoncer la libération de ceux qui sont esclaves dans les nouvelles prisons de la société moderne, redonner la vue à qui n’est plus capable de voir car recroquevillé sur lui-même, redonner la dignité à ceux qui en sont privés. Que la prédication de Jésus soit de nouveau visible dans les réponses de foi que les chrétiens sont amenés à donner par leur témoignage. Que les paroles de l’Apôtre nous accompagnent : « celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire » (Rm 12, 8).

    17. Puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Combien de pages de l’Ecriture peuvent être méditées pendant les semaines du Carême, pour redécouvrir le visage miséricordieux du Père ! Nous pouvons nous aussi répéter avec Michée : Toi, Seigneur, tu es un Dieu qui efface l’iniquité et pardonne le péché. De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! (cf. 7, 18-19).

    Ces pages du prophète Isaïe pourront être méditées plus concrètement en ce temps de prière, de jeûne et de charité : « Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais » (Is 58, 6-11).

    L’initiative appelée « 24 heures pour le Seigneur » du vendredi et samedi qui précèdent le IVème dimanche de Carême doit monter en puissance dans les diocèses. Tant de personnes se sont de nouveau approchées du sacrement de Réconciliation, et parmi elles de nombreux jeunes, qui retrouvent ainsi le chemin pour revenir au Seigneur, pour vivre un moment de prière intense, et redécouvrir le sens de leur vie. Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure.

    Je ne me lasserai jamais d’insister pour que les confesseurs soient un véritable signe de la miséricorde du Père. On ne s’improvise pas confesseur. On le devient en se faisant d’abord pénitent en quête de pardon. N’oublions jamais qu’être confesseur, c’est participer à la mission de Jésus d’être signe concret de la continuité d’un amour divin qui pardonne et qui sauve. Chacun de nous a reçu le don de l’Esprit Saint pour le pardon des péchés, nous en sommes responsables. Nul d’entre nous n’est maître du sacrement, mais un serviteur fidèle du pardon de Dieu. Chaque confesseur doit accueillir les fidèles comme le père de la parabole du fils prodigue : un père qui court à la rencontre du fils bien qu’il ait dissipé tous ses biens. Les confesseurs sont appelés à serrer sur eux ce fils repentant qui revient à la maison, et à exprimer la joie de l’avoir retrouvé. Ils ne se lasseront pas non plus d’aller vers l’autre fils resté dehors et incapable de se réjouir, pour lui faire comprendre que son jugement est sévère et injuste, et n’a pas de sens face à la miséricorde du Père qui n’a pas de limite. Ils ne poseront pas de questions impertinentes, mais comme le père de la parabole, ils interrompront le discours préparé par le fils prodigue, parce qu’ils sauront accueillir dans le cœur du pénitent l’appel à l’aide et la demande de pardon. En résumé, les confesseurs sont appelés, toujours, partout et en toutes situations, à être le signe du primat de la miséricorde.

    18. Au cours du carême de cette Année Sainte, j’ai l’intention d’envoyer les Missionnaires de la Miséricorde. Ils seront le signe de la sollicitude maternelle de l’Eglise à l’égard du Peuple de Dieu, pour qu’il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère aussi fondamental pour la foi. Ce seront des prêtres à qui j’aurai donné l’autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont réservés au Siège Apostolique, afin de rendre explicite l’étendue de leur mandat. Ils seront surtout signe vivant de la façon dont le Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon. Ils seront des missionnaires de la miséricorde car ils se feront auprès de tous l’instrument d’une rencontre riche en humanité, source de libération, lourde de responsabilité afin de dépasser les obstacles à la reprise de la vie nouvelle du Baptême. Dans leur mission, ils se laisseront guider par la parole de l’Apôtre : « Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde » (Rm 11, 32). De fait, tous, sans exclusion, sont invités à accueillir l’appel à la miséricorde. Que les missionnaires vivent cet appel en fixant le regard sur Jésus, « Grand-Prêtre miséricordieux et digne de foi » (He 2, 17).

     

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  • Parution du numéro d'Eglise en Côte-d'Or du mois d'avril

    Lu ici

    Le numéro d'Eglise en Côte-d'Or du mois d’avril vient de paraître ! Ce mois-ci, ECO a choisi d’aborder le thème de « L’adoration eucharistique ».

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    Le dossier

    Certains ne cachent pas leur surprise : l’adoration eucharistique est de plus en plus pratiquée chez les catholiques. Alors qu’on aurait pu imaginer que seuls ceux qui l’avaient connue avant le concile continueraient à la pratiquer, force est de reconnaître que de plus en plus de jeunes et de moins jeunes trouvent dans cette forme de prière une source importante pour leur vie chrétienne. Le 10ème anniversaire de la chapelle de l’adoration perpétuelle à Dijon en est un signe.

    Pourtant, le culte de l’Eucharistie en dehors de la messe a eu différentes formes au cours de son histoire. De la pratique de la conservation des espèces eucharistiques pour les porter aux malades est née  une attention spécifique quant au lieu et aux objets permettant de les conserver pour éviter la profanation et permettre une vénération particulière.

    Sans doute que les débats théologiques sur la question de la présence réelle ont encouragé cette dévotion au cours de l’histoire. Mais on ne peut oublier la dévotion à l’Eucharistie de saints aussi différents que Claire ou François d’Assise, Thomas d’Aquin, ou plus près de nous, le bienheureux Charles de Foucauld et tant d’autres.

    Ce dossier vous permettra donc de redécouvrir toutes ces manières que nous avons de prolonger la célébration de l’Eucharistie dans notre prière quotidienne.

    Visages de Prêtres

    Dans ce numéro du mois d’avril, vous ferez plus ample connaissance avec le père Matthieu Delestre, prêtre de la congrégation de l’oratoire de Dijon, qui était l’invité de l’émission « Visages de Prêtres », diffusé  le mois dernier sur RCF en Bourgogne.

    Le père Delestre, doyen du doyenné Santé et aumônier du centre Leclerc, nous fait découvrir son parcours et les missions qui façonnent son ministère de prêtre.

    De nombreux comptes-rendus des évènements diocésains

    Dans ce numéro d’Eglise en Côte-d’Or du mois d’avril, vous retrouverez un compte-rendu des conférences de carême sur le mariage et la famille, un compte rendu de l’appel décisif des catéchumènes qui s’est déroulé cette année à Beaune, ou encore de la soirée de l’Equipe Missionnaire Mobile à Nuits-St-Georges.

    Vous retrouverez aussi dans votre revue diocésaine un compte-rendu et un reportage photos de la retraite des prêtres du diocèse à Avila mais aussi de la Nuit des Témoins qui a réuni plus de 1000 personnes le 10 mars dernier à la cathédrale Saint-Bénigne en hommage aux chrétiens assassinés et persécutés dans le monde.

    Toutes ses informations, et bien d’autres encore, sont donc à retrouver dans votre revue Eglise en Côte d’Or, dont le numéro du mois d’avril vient de paraitre !

     


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    Eglise en Côte d’Or, revue du diocèse de Dijon, est disponible par abonnement (31 euros par an), à l’accueil de l’archevêché, à l’accueil de la maison diocésaine et sur les tables de presse des paroisses.

    Tous ces numéros (10 par an + numéros spéciaux éventuels) sont accompagnés de la lettre d'information du diocèse (4 pages), qui annonce les principaux évènements de l'activité diocésaine.

    Eglise en Côte d'Or paraît le 1er de chaque mois.

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  • MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

    VEILLÉE PASCALE EN LA NUIT SAINTE

    Nuit de veille que cette nuit.

    Il ne dort pas, le Seigneur, il veille, le Gardien de son peuple (cf. Ps 121, 4), pour le faire sortir de l’esclavage et lui ouvrir le chemin de la liberté.

    Le Seigneur veille et avec la puissance de son amour il fait passer le peuple à travers la Mer Rouge ; et il fait passer Jésus à travers l’abîme de la mort et des enfers.

    Nuit de veille que fut cette nuit pour les disciples de Jésus. Nuit de douleur et de peur. Les hommes sont restés enfermés dans le Cénacle. Les femmes, au contraire, à l’aube du jour qui suit le sabbat, sont allées au tombeau pour oindre le corps de Jésus. Leur cœur était rempli d’émotion et elles se demandaient : “ Comment ferons-nous pour entrer ? Qui nous roulera la pierre du tombeau ?...”. Mais voici le premier signe de l’Événement : la grosse pierre avait déjà été roulée et la tombe était ouverte !

    « En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc… » (Mc 16, 5). Les femmes furent les premières à voir ce grand signe : le tombeau vide ; et elles furent les premières à y entrer…

    En entrant dans le tombeau ”. Cela nous fait du bien, en cette nuit de veille, de nous arrêter à réfléchir sur l’expérience des disciples de Jésus, qui nous interpelle nous aussi. C’est pour cela en effet, que nous sommes ici : pour entrer, entrer dans le Mystère que Dieu a accompli avec sa veille d’amour.

    On ne peut vivre la Pâque sans entrer dans le mystère. Ce n’est pas un fait intellectuel, ce n’est pas seulement connaître, lire… C’est plus, c’est beaucoup plus !

    “Entrer dans le mystère”, signifie capacité d’étonnement, de contemplation ; capacité d’écouter le silence et d’entendre le murmure d’un fin silence sonore dans lequel Dieu nous parle (cf. 1 R 19, 12).

    Entrer dans le mystère nous demande de ne pas avoir peur de la réalité : de ne pas se fermer sur soi-même, de ne pas fuir devant ce que nous ne comprenons pas, de ne pas fermer les yeux devant les problèmes, de ne pas les nier, de ne pas éliminer les points d’interrogation…

    Entrer dans le mystère signifie aller au-delà de ses propres sécurités confortables, au-delà de la paresse et de l’indifférence qui nous freinent, et se mettre à la recherche de la vérité, de la beauté et de l’amour, chercher un sens imprévisible, une réponse pas banale aux questions qui mettent en crise notre foi, notre fidélité et notre raison.

    Pour entrer dans le mystère, il faut de l’humilité, l’humilité de s’abaisser, de descendre du piédestal de notre moi si orgueilleux, de notre présomption ; l’humilité de se redimensionner, en reconnaissant ce que nous sommes effectivement: des créatures, avec des qualités et des défauts, des pécheurs qui ont besoin de pardon. Pour entrer dans le mystère, il faut cet abaissement qui est impuissance, dépossession de ses propres idolâtries… adoration. Sans adorer, on ne peut entrer dans le mystère.

    Les femmes disciples de Jésus nous enseignent tout cela. Elles ont veillé, cette nuit, avec la Mère. Et elle, la Vierge Mère, les a aidés à ne pas perdre la foi et l’espérance. Ainsi elles ne sont pas restées prisonnières de la peur et de la douleur, mais aux premières lueurs de l’aube, elles sont sorties, portant dans les mains leurs parfums et avec le cœur oint d’amour. Elles sont sorties et elles ont trouvé le tombeau ouvert. Et elles sont entrées. Elles ont veillé, elles sont sorties et elles sont entrées dans le Mystère. Apprenons d’elles à veiller avec Dieu et avec Marie, notre Mère, pour entrer dans le Mystère qui nous fait passer de la mort à la vie.  

    MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE FRANÇOIS PÂQUES 2015

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  • 5 Avril 2015 - Dimanche de la Résurrection


    Quête pour la formation des séminaristes

     

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                                   Une vie, pour éclore, a besoin d’amour. C’est ce dont nous bénéficions dans le Bain du baptême.

    Une vie, pour grandir, a besoin de nourriture. Nous la recevons dans l’Eucharistie qui, par la Parole et par le Pain, nous donne un Aliment pour croître.

    Une vie, pour se dérouler, a besoin de repères et de Phares pour baliser le chemin et permettre à chacun de vivre en sécurité.

    Une vie, pour réussir, a besoin de Témoins, d’hommes et de femmes en qui chacun peut voir des modèles et des exemples. Une vie réussie derrière le Christ en attire d’autres.

    Une vie, quelle qu’elle soit, traverse des Épreuves. Mais la force reçue au baptême le lui permet.

    Une vie, pour être pleinement heureuse, a besoin de tendresse. Et Marie nous la donne y compris quand nous sommes au pied de la Croix.

    Une vie, pour être comblée, a besoin de voir l’Espérance remplie. C’est ce que nous procure Jésus en Ressuscitant.

    Éclore par le Bain du baptême, se nourrir de l’Aliment de la Parole et du Pain, bénéficiant de repères et de Phares, rencontrer des Témoins, traverser les Épreuves, trouver en Marie une mère pleine de tendresse et vivre de l’Espérance comblée : voilà ce que donne le BAPTÊME.

     

    Yves FROT

     

    SECTEUR de BEAUNE

     

    MESSE DU LUNDI DE PÂQUES  (6 Avril)

    Une seule messe à 18 h 30   à la chapelle Saint Dominique

     

    PRIÈRE POUR LA PAIX du Lundi de Pâques au Lundi de Pentecôte

    Lundi 6 Avril de 18h30 à 19h00, parvis Notre Dame,

    puis chaque lundi jusqu’au Lundi 25 Mai.

     

    Du 7 au 11 Avril, le SECRÉTARIAT PAROISSIAL

    Sera ouvert uniquement de 9h00 à 12h00, du mercredi au samedi.

     

    BRADERIE DE VÊTEMENTS DU SECOURS CATHOLIQUE

    Jeudi 9 Avril, de 9h00 à 16h00, 9 rue Maizières à Beaune.

     

    RÉUNION DES CATÉCHISTES (tous niveaux, sauf CE2)

      Jeudi 9 Avril à 20h30 à la cure St Nicolas (1er étage)

      Vendredi 10 Avril à 9h30 à la cure St Nicolas (1er étage).

     

    OSER ENTREPRENDRE EN CHRÉTIEN

     

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    Assises Régionales des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

    Samedi 11 Avril 2015, de 8h30 à 17h30

    École Saint-Cœur à BEAUNE (Promenade des Buttes) – Frais = 35 €

    Inscriptions par internet : c'est par là

     

     CHEMIN NÉO-CATÉCHUMÉNAL

    Depuis 2 ans, ce chemin d’initiation chrétienne post-baptismale est présent dans notre paroisse. Nous vous annonçons avec beaucoup de joie la naissance d’un groupe de 18 personnes. Ce groupe commencera à découvrir la foi, ayant comme but d’annoncer, un jour, le Christ.

    Une messe sera célébrée le Samedi 11 Avril à 21h15, salle St Nicolas.

     

    CONCERT DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE BEAUNE

    Samedi 11 Avril à 20h00 à l’église Notre-Dame de Beaune

    Œuvre vocales et instrumentales avec solistes et orchestre.

     

    MESSE DES ENFANTS DE 4 à 11 ANS  À L’ÉGLISE ST-NICOLAS

    Dimanche 12 Avril à 10h30 pour une animation adaptée à leur âge.

     

       L'A.C.A.T., Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, est une O.N.G. chrétienne qui mène des actions de lutte pour l'abolition de la torture. Elle présente un film le Lundi 13 Avril à 19h45 ā Cap Cinéma ā Beaune, intitule au cœur du Goulag Moderne.

    Ce film a été tourné en 2013. Il met en image un rapport sur le phénomène tortionnaire en Russie, nous emmène au cœur des prisons russes et nous révèle les terribles conditions de détention des prisonniers.

    Le film sera suivi d'un débat animé par Christine Laroque, responsable des programmes Russie de l'ACAT.

    Venez nombreux le 13 avril à 19h45.

     

     

    DIALOGUE INTERELIGIEUX – LAÏCITÉ - CITOYENNETÉ

    L'Association « Engagement Citoyen pour Beaune » organise une réunion publique le Mardi 14 Avril  à 20h00, salle Tour Marie de Bourgogne, boulevard Perpreuil à Beaune, sur ces sujets (entrée libre).

    A cette réunion, interviendront  notamment le Père Yves FROT, ainsi que Jean Philippe PIERRON, philosophe, maitre de conférence à l'Université de Lyon III, chrétien, ainsi qu'un responsable des communautés juive et musulmane.

     

    VOIR ENSEMBLE (Mouvement Chrétien des Aveugles et Malvoyants)

    Propose de rejoindre le 70ème pèlerinage à Lourdes du 20 au 25 Avril.

    Renseignements au 03 80 71 53 48 ou g.cotedor@voirensemble.asso.f

     

    RASSEMBLEMENT DIOCÉSAIN DES ÉQUIPES DU ROSAIRE

    Samedi 25 Avril de 9h00 à 17h00, à Ruffey les Echirey.

    Contacts : M.L.Tiphaigne 03 80 22 75 40 ou A.Desbiez 03 80 22 28 83.

     

     

    SECTEUR DES DOUZE CLOCHERS

    Distribution des enveloppes du Denier de l’Église : Merci aux antennes de chaque village de venir retirer les documents aux permanences.

     

    Répétition de la chorale :

    Jeudi 9 Avril     20h30 Vignoles.

    Bien noter le changement d’horaire !

    Messes :       Dimanche 12 Avril     

    9h30  Chevigny

    11h00   Combertault

     

    CONCERT GOSPEL AVEC LA CHORALE ELIKYA : Jeudi de l’Ascension 14 Mai à 15h00 à CORBERON. Retenez la date et venez nombreux à cette journée conviviale. Au programme :

                - Messe à 10h30 avec la participation de la chorale franco- africaine Elikya

                - Apéritif à la sortie de la messe.

                - Partage d’un repas convivial tiré du sac

                - A partir de 15h00, un concert "gospel" sera donné à l’église par la chorale Elikya. Libre participation aux frais.

     

    SECTEUR DE BLIGNY LES BEAUNE 

     

    Chapelet à la Divine Miséricorde : Vendredis 10 et 24 Avril à 14h45 à l’église de Bligny.

     

    Réunion de l’équipe du Rosaire : Lundi 13 Avril à 15h00 chez Agnès Maréchal à Bligny.

     

    Chapelet médité : Mercredi 15 Avril à 15h00 à la cure de Bligny.

     

    Messe : Dimanche 12 Avril (Saint Isidore)    11h00   Montagny

    A l’issue de la messe, un apéritif sera offert dans la petite salle derrière l’église.

     

    La chorale des 5 Clochers recherche des choristes. Répétitions  le mardi à 20h30 à l’église de Bligny.

    Contact : Sylvie Pannetier (' 03 80 26 83 10).

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  • Bonne Nouvelle aux défunts

      Préface de Mgr Roland Minnerath, évêque de Dijon.

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    « Le Christ est descendu dans la profondeur de la mort afin que “les morts entendent la voix du Fils de l'Homme et que ceux qui l'auront entendue vivent" (Jn 5,25). » À l’heure de la mort, les défunts, y compris les non-chrétiens, ne voient pas une lumière indéfinie. Ils rencontrent « le Fils de l’homme », celui qui a vécu sur notre terre et qui est mort sous Ponce Pilate. Il leur parle.


       Oublier cela (depuis saint Augustin ?) induit des erreurs logiques de plus en plus lourdes. À n’envisager le salut des non-chrétiens que dans le temps terrestre, on finissait par relativiser l’enfer ou l’Incarnation, le Christ unique rédempteur et Fils de Dieu. Bref, on frôlait l’apostasie.


       En 1992, le catéchisme de l’Église catholique a rappelé cette vérité simple : « La descente aux enfers est l'accomplissement, jusqu'à la plénitude, de l'annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus » (CEC 634). Et en l’an 2000, le magistère a pu rappeler que le Christ est l’unique médiateur et sauveur, sans dire pour autant que l’enfer soit rempli par les non-baptisés. Le dialogue inter-religieux peut désormais sereinement s’appuyer sur la présence universelle de l’Esprit Saint qui inspire à tout homme le bien et conduit vers le Christ, sans pour autant verser dans le relativisme.

       Françoise Breynaert a fait une maîtrise en patristique à Strasbourg et un doctorat de théologie à Rome. Elle a enseigné en séminaire et travaille au projet Marie de Nazareth. Elle a publié L’arbre de vie (Parole et Silence 2006), Si tu savais le don de Dieu, divorcés-remariés en Église (Mame 2011), et 33 jours pour se consacrer à Jésus-Christ par Marie (EDB 2012, Edibesa Madrid 2013).

    Source Via Romana

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  • Ce Visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt, et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il nous parle

    OSTENSION DU SUAIRE

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    Ce Visage a les yeux clos et pourtant mystérieusement il nous regarde

     

    Samedi Saint, 30 mars 2013

    Chers frères et sœurs,

    Je me place, moi aussi avec vous devant le Saint Suaire, et je remercie le Seigneur qui nous offre cette possibilité avec les moyens d’aujourd’hui.

    Même si cela se fait sous cette forme, il ne s’agit pas d’une simple observation, mais d’une vénération, c’est un regard de prière. Je dirais davantage : c’est un se laisser regarder. Ce Visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt, et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il nous parle. Comment est-ce possible ? Comment se fait-il que le peuple fidèle, comme vous, veuille s’arrêter devant cette Icône d’un Homme flagellé et crucifié ? Parce que l’Homme du Suaire nous invite à contempler Jésus de Nazareth. Cette image – imprimée dans la toile – parle à notre cœur et nous pousse à gravir le Mont du Calvaire, à regarder le bois de la croix, à nous immerger dans le silence éloquent de l’amour.

    Laissons-nous donc rejoindre par ce regard, qui ne cherche pas nos yeux mais notre cœur. Écoutons ce qu’il veut nous dire, dans le silence, en passant au-delà de la mort-même. À travers le Saint Suaire nous parvient la Parole unique et ultime de Dieu : l’Amour fait homme, incarné dans notre histoire ; l’Amour miséricordieux de Dieu qui a pris sur lui tout le mal du monde pour nous libérer de sa domination. Ce Visage défiguré ressemble à tant de visages d’hommes et de femmes blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des guerres et des violences qui frappent les plus faibles… Pourtant le Visage du Suaire communique une grande paix ; ce Corps torturé exprime une souveraine majesté. C’est comme s’il laissait transparaître une énergie contenue mais puissante, c’est comme s’il nous disait : aies confiance, ne perd pas l’espérance ; la force de l’amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout.

    Pour cela, contemplant l’Homme du Suaire, je fais mienne, en ce moment, la prière que saint François d’Assise prononça devant le Crucifié :

    Dieu Très-Haut et glorieux,
    viens éclairer les ténèbres de mon cœur ;
    donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ;
    donne-moi de sentir et de connaître, Seigneur,
    afin que je puisse l’accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m’égarer. Amen.

    (source site Vatican)

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