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Vatican

  • MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS


    POUR LA CÉLÉBRATION DE LA

    LIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

    1er JANVIER 2020

     

    LA PAIX, UN CHEMIN D’ESPÉRANCE :
    DIALOGUE, RÉCONCILIATION ET CONVERSION ÉCOLOGIQUE

     

    1. La paix, chemin d’espérance face aux obstacles et aux épreuves

    La paix est un bien précieux, objet de notre espérance auquel aspire toute l’humanité. Espérer la paix est un comportement humain qui renferme une tension existentielle ; c’est pourquoi même un présent parfois pénible « peut être vécu et accepté s'il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu'il peut justifier les efforts du chemin »[1]. De cette façon, l’espérance est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables.

    Notre communauté humaine porte dans sa mémoire et dans sa chair les signes des guerres et des conflits qui se sont succédés avec une capacité destructrice croissante, et qui ne cessent de frapper spécialement les plus pauvres et les plus faibles. Aussi, des nations entières peinent à se libérer des chaînes de l’exploitation et de la corruption, lesquelles alimentent haines et violences. Aujourd’hui encore, à tant d’hommes et de femmes, d’enfants et de personnes âgées, sont niées la dignité, l’intégrité physique, la liberté, y compris religieuse, la solidarité communautaire, l’espérance en l’avenir. De nombreuses victimes innocentes portent sur elles le supplice de l’humiliation et de l’exclusion, du deuil et de l’injustice, voire même les traumatismes de l’acharnement systématique contre leur peuple et leurs proches.

    Les terribles épreuves des conflits civils et internationaux, aggravées souvent par des violences sans aucune pitié, marquent pour longtemps le corps et l’âme de l’humanité. Toute guerre, en réalité, est un fratricide qui détruit le projet même de fraternité inscrit dans la vocation de la famille humaine.

    La guerre, nous le savons bien, commence souvent par l’intolérance à l’égard de la différence de l’autre, qui renforce le désir de possession et la volonté de domination. Elle naît, dans le cœur de l’homme, de l’égoïsme et de l’orgueil, de la haine qui pousse à détruire, à renfermer l’autre dans une vision négative, à l’exclure et à le faire disparaître. La guerre se nourrit de la perversion des relations, d’ambitions hégémoniques, d’abus de pouvoir, de la peur de l’autre et de la différence perçue comme un obstacle ; et en même temps elle alimente tout cela.

    Il est paradoxal, comme j’ai eu à le souligner durant mon récent voyage au Japon, que « notre monde vit la perverse dichotomie de vouloir défendre et garantir la stabilité et la paix sur la base d’une fausse sécurité soutenue par une mentalité de crainte et de méfiance qui finit par envenimer les relations entre les peuples et empêcher tout dialogue possible. La paix et la stabilité internationales sont incompatibles avec toute tentative de construction sur la peur de la destruction réciproque ou sur une menace d’anéantissement total ; elles ne sont possibles qu’à partir d’une éthique globale de solidarité et de coopération au service d’un avenir façonné par l’interdépendance et la coresponsabilité au sein de toute la famille humaine d’aujourd’hui et de demain »[2].

    Toute situation de menace alimente le manque de confiance et le repli sur soi. Le manque de confiance et la peur renforcent la fragilité des rapports et le risque de violence, dans un cercle vicieux qui ne conduira jamais à une relation de paix. En ce sens, la dissuasion nucléaire ne peut que créer une sécurité illusoire.

    Par conséquent, nous ne pouvons pas prétendre maintenir la stabilité mondiale par la peur de l’anéantissement, dans un équilibre plus que jamais instable, suspendu au bord du gouffre nucléaire et enfermé dans les murs de l’indifférence, où l’on prend des décisions socio-économiques qui ouvrent la voie aux drames de l’exclusion de l’homme et de la création, au lieu de nous protéger les uns les autres[3]. Comment, alors, construire un chemin de paix et de reconnaissance réciproque ? Comment rompre la logique macabre de la menace et de la peur ? Comment briser la dynamique de la défiance qui prévaut actuellement ?

    Nous devons poursuivre une fraternité réelle, basée sur la commune origine divine et exercée dans le dialogue et la confiance réciproques. Le désir de paix est profondément inscrit dans le cœur de l’homme et nous ne devons nous résigner à rien de moins que cela.

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  • Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem

    Lettre apostolique du pape François :

     

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    LETTRE APOSTOLIQUE

    ADMIRABILE SIGNUM

    DU SOUVERAIN PONTIFE
    FRANÇOIS

    SUR LA SIGNIFICATION ET LA VALEUR DE LA CRÈCHE

     

    1. Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. Représenter l'événement de la naissance de Jésus, équivaut à annoncer le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l'humilité de Celui qui s'est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et, nous découvrons qu'Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui.

    Par cette lettre je voudrais soutenir la belle tradition de nos familles qui, dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche. Tout comme la coutume de l'installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques... C'est vraiment un exercice d'imagination créative, qui utilise les matériaux les plus variés pour créer de petits chefs-d'œuvre de beauté. On l’apprend dès notre enfance : quand papa et maman, ensemble avec les grands-parents, transmettent cette habitude joyeuse qui possède en soi une riche spiritualité populaire. Je souhaite que cette pratique ne se perde pas ; mais au contraire, j'espère que là où elle est tombée en désuétude, elle puisse être redécouverte et revitalisée.

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  • Canonisation du cardinal Newman

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    (@ Photographies )

     

    L’Église compte cinq nouveaux saints canonisés par le Pape François

    Ce dimanche 13 octobre, Place Saint-Pierre, le Saint-Père a célébré la messe incluant le rite de canonisation de cinq bienheureux, parmi lesquels le cardinal John Henry Newman. Dans son homélie, le Pape a commenté l’évangile du jour pour décrire les trois étapes du «chemin de la foi» : invoquer, marcher, remercier. Trois étapes parcourues par ces saints, par qui le Seigneur a fait briller Sa lumière «dans les obscurités du monde».
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Sur la Place Saint-Pierre baignée d’une lumière radieuse, les fidèles sont venus nombreux participer à cette messe de canonisation, et leur diversité reflétait l’universalité de l’Église catholique, mais pas seulement. Aux délégations venues des pays d’origine des nouveaux saints – le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie, l’Inde et le Brésil – s’ajoutaient en effet bon nombre d’anglicans, prêtres et fidèles, en raison de la présence du cardinal John Henry Newman (prêtre anglican converti au catholicisme) parmi les bienheureux canonisés.

     

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  • LETTRE DU PAPE FRANÇOIS AUX PRÊTRES À L’OCCASION DES 160 ANS DE LA MORT DE SAINT JEAN-MARIE VIANNEY, LE CURÉ D’ARS

     

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    A mes frères prêtres.


    Chers frères
    ,

    Nous fêtons les 160 ans de la mort du Saint Curé d’Ars que Pie XI a présenté comme patron de tous les curés du monde[1]. Je veux vous écrire cette lettre en sa fête, non seulement aux curés, mais aussi à vous tous, frères prêtres qui, sans faire de bruit, “quittez” tout pour vous engager dans la vie quotidienne de vos communautés. A vous qui, comme le Curé d’Ars, travaillez dans la “tranchée”, portez sur vos épaules le poids du jour et de la chaleur (cf. Mt 20, 12) et, exposés à d’innombrables situations, “y prenez des risques” quotidiennement et sans vous donner trop d’importance, afin de prendre soin du Peuple de Dieu et de l’accompagner. Je m’adresse à chacun de vous qui, si souvent, de manière inaperçue et sacrifiée, dans la lassitude ou la fatigue, la maladie ou la solitude, assumez la mission au service de Dieu et de son peuple et, même avec toutes les difficultés du chemin, écrivez les pages les plus belles de la vie sacerdotale.

    Il y a quelque temps je manifestais aux évêques italiens ma préoccupation que nos prêtres, en de nombreuses régions, se sentent ridiculisés et “culpabilisés” en raison de crimes qu’ils n’ont pas commis. Et je leur disais qu’il fallait qu’ils trouvent en leur évêque la figure du frère aîné et du père qui les encourage en ces temps difficiles, les stimule et les soutient en chemin[2].

    Comme frère aîné et comme père, je désire moi aussi être proche, en premier lieu pour vous remercier au nom du saint Peuple fidèle de Dieu de tout ce qu’il reçoit de vous et, en retour, vous encourager à renouveler ces paroles que le Seigneur a prononcées avec tellement de tendresse le jour de notre ordination et qui constituent la source de notre joie : « Je ne vous appelle plus serviteurs… je vous appelle mes amis » (Jn 15, 15)[3].

    SOUFFRANCE

    « J’ai vu la misère de mon peuple » (Ex 3, 7)

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  • Ô Croix du Christ !

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    Texte intégral de la prière du Pape en 2016 : «Ô Croix du Christ»

    "Ô Croix du Christ, symbole de l’amour divin et de l’injustice humaine, icône du sacrifice suprême par amour et de l’égoïsme extrême par stupidité, instrument de mort et chemin de résurrection, signe de l’obéissance et emblème de la trahison, échafaud de la persécution et étendard de la victoire.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dressée en nos sœurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares et dans le silence lâche.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les visages des enfants, des femmes et des personnes, épuisés et apeurés qui fuient les guerres et les violences et ne trouvent souvent que la mort et tant de Pilate aux mains lavées.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les docteurs de la lettre et non de l’esprit, de la mort et non de la vie, qui au lieu d’enseigner la miséricorde et la vie, menacent de punition et de mort et condamnent le juste.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les ministres infidèles qui au lieu de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les cœurs endurcis de ceux qui jugent facilement les autres, cœurs prêts à les condamner même à la lapidation, sans jamais s’apercevoir de leurs propres péchés et de leurs fautes.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les fondamentalismes et dans le terrorisme des adeptes de certaines religions qui profanent le nom de Dieu et l’utilisent pour justifier leurs violences inouïes.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui en ceux qui veulent t’enlever des lieux publics et t’exclure de la vie publique, au nom de quelque paganisme laïc ou même au nom de l’égalité que tu nous as toi-même enseignée.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les puissants et dans les vendeurs d’armes qui alimentent le four des guerres avec le sang innocent des frères.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les traitres qui, pour trente deniers, livrent n’importe qui à la mort.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les voleurs et les corrompus qui au lieu de sauvegarder le bien commun et l’éthique se vendent dans le misérable marché de l’immoralité.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les sots qui construisent des entrepôts pour conserver des trésors qui périssent, laissant Lazare mourir de faim à leurs portes.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les destructeurs de notre “maison commune” qui par leur égoïsme ruinent l’avenir des générations futures.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les personnes âgées abandonnées de leurs proches, dans les personnes avec un handicap et dans les enfants sous-alimentés et écartés par notre société hypocrite et égoïste.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans notre Méditerranée et dans la Mer Égée devenues un cimetière insatiable, image de notre conscience insensible et droguée.

    Ô Croix du Christ, image de l’amour sans fin et chemin de la Résurrection, nous te voyons encore aujourd’hui dans les personnes bonnes et justes qui font le bien sans chercher les applaudissements ou l’admiration des autres.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les ministres fidèles et humbles qui éclairent l’obscurité de notre vie comme des bougies qui se consument gratuitement pour éclairer la vie de ceux qui sont les derniers.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les visages des sœurs et des personnes consacrées – les bons samaritains – qui abandonnent tout pour panser dans le silence évangélique, les blessures de la pauvreté et de l’injustice.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les miséricordieux qui trouvent dans la miséricorde l’expression la plus haute de la justice et de la foi.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les personnes simples qui vivent joyeusement leur foi dans le quotidien et dans l’observance filiale des commandements.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les repentis qui savent, de la profondeur de la misère de leurs péchés, crier : Seigneur, souviens-toi de moi dans ton Royaume !

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les bienheureux et dans les saints qui savent traverser l’obscurité de la nuit de la foi sans perdre la confiance en toi et sans prétendre comprendre ton silence mystérieux.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les familles qui vivent leur vocation au mariage avec fidélité et fécondité.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les bénévoles qui secourent généreusement les personnes dans le besoin et celles qui sont battues.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les persécutés pour leur foi qui dans la souffrance continuent à rendre un témoignage authentique à Jésus et à l’Évangile.

    Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les rêveurs qui vivent avec un cœur d’enfant et qui travaillent chaque jour pour rendre le monde un peu meilleur, plus humain et plus juste.

    Dans ta sainte Croix, nous voyons Dieu qui aime jusqu’au bout, et nous voyons la haine qui fait la loi et assèche les cœurs et les esprits de ceux qui préfèrent les ténèbres à la lumière.

    Ô Croix du Christ, Arche de Noé qui a sauvé l’humanité du déluge du péché, sauve-nous du mal et du malin ! Ô Trône de David et sceau de l’alliance divine et éternelle, réveille-nous des séductions de la vanité ! Ô cri d’amour, suscite en nous le désir de Dieu, du bien et de la lumière.

    Ô Croix du Christ, enseigne-nous que l’aube du soleil est plus forte que l’obscurité de la nuit. Ô Croix du Christ, enseigne-nous que l’apparente victoire du mal se dissipe devant le tombeau vide et face à la certitude de la Résurrection et de l’amour de Dieu que rien ne peut vaincre ou obscurcir ou affaiblir. Amen !"

     

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  • Clôture de la Porte Sainte à Saint Pierre et conclusion du Jubilé de la Miséricorde

    Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers

    Clôture de la Porte Sainte à Saint Pierre et

    conclusion du Jubilé de la Miséricorde.

     

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    MESSE POUR LA CLÔTURE DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE

    DE LA MISÉRICORDE

    HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

    La solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’Univers couronne l’année liturgique ainsi que cette Année sainte de la miséricorde. L’Évangile présente, en effet, la royauté de Jésus au sommet de son œuvre de salut, et il le fait de manière surprenante. « Le Messie de Dieu, l’Élu, le Roi » (Lc 23,35.37) apparaît sans pouvoir et sans gloire : il est sur la croix où il semble être plus vaincu que victorieux. Sa royauté est paradoxale : son trône c’est la croix ; sa couronne est d’épines, il n’a pas de sceptre mais un roseau lui est mis dans la main ; il ne porte pas d’habits somptueux mais il est privé de sa tunique ; il n’a pas d’anneaux étincelants aux doigts mais ses mains sont transpercées par les clous ; il n’a pas de trésor mais il est vendu pour trente pièces.

    Vraiment le royaume de Jésus n’est pas de ce monde (cf. Jn 18,36) ; mais en lui, nous dit l’Apôtre Paul dans la seconde lecture, nous trouvons la rédemption et le pardon (cf. Col 1,13-14). Car la grandeur de son règne n’est pas la puissance selon le monde mais l’amour de Dieu, un amour capable de rejoindre et de guérir toute chose. Par cet amour, le Christ s’est abaissé jusqu’à nous, il a habité notre misère humaine, il a éprouvé notre condition la plus misérable : l’injustice, la trahison, l’abandon ; il a fait l’expérience de la mort, du tombeau, des enfers. De cette manière, notre Roi est allé jusqu’aux limites de l’univers pour embrasser et sauver tout être vivant. Il ne nous a pas condamnés, il ne nous a même pas conquis, il n’a jamais violé notre liberté mais il s’est fait chemin avec l’humble amour qui excuse tout, qui espère tout, qui supporte tout, (cf. 1Co 13,7). Seul cet amour a vaincu et continue à vaincre nos grands adversaires : le péché, la mort, la peur.

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  • HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS -Dimanche, 16 octobre 2016

    MESSE ET CANONISATION DES BIENHEUREUX

    Solomon Leclerq, Joseph Sanchez del Rio, Emmanuel Gonzalez Garcia,  Ludovic Pavoni,
    Alphonse-Marie Fusco, Joseph Gabriel del Rosario Brochero, Élisabeth de la Trinité Catez

     

    Au début de la célébration d’aujourd’hui, nous avons adressé au Seigneur cette prière : « Crée en nous un cœur généreux et fidèle afin que nous puissions toujours te servir avec loyauté et pureté de cœur » (Oraison de la collecte)

    Nous tout seuls, nous ne sommes pas capables de nous former un tel cœur, Dieu seul peut le faire, et pour cela nous le demandons dans la prière, nous l’invoquons de Lui comme un don, comme sa “création”. De cette manière nous sommes introduits dans le thème de la prière, qui est au centre des lectures bibliques de ce dimanche et qui nous interpelle nous aussi, nous qui sommes rassemblés pour la canonisation de nouveaux Saints et Saintes. Ils ont atteint le but, ils ont eu un cœur généreux et fidèle, grâce à la prière : ils ont prié avec toutes leurs forces, ils ont lutté, et ils ont vaincu.

    Prier, donc. Comme Moïse, qui a été surtout un homme de Dieu, un homme de prière. Nous le voyons aujourd’hui dans l’épisode de la bataille contre Amalec, debout sur la colline avec les mains levées ; mais à chaque fois, à cause du poids, les mains retombaient, et dans ces moments le peuple avait le dessous ; alors Aaron et Hour firent asseoir Moïse sur une pierre et ils soutenaient ses mains levées, jusqu’à la victoire finale.

    Voilà le style de vie spirituelle que nous demande l’Église : non pour gagner la guerre, mais pour gagner la paix !

    Dans l’épisode de Moïse, il y a un message important : l’engagement de la prière demande de nous soutenir l’un l’autre. La fatigue est inévitable, parfois nous n’en pouvons plus, mais avec le soutien des frères, notre prière peut aller de l’avant, jusqu’à ce que le Seigneur porte son œuvre à son terme.

    Saint Paul, écrivant à son disciple et collaborateur Timothée, lui recommande de demeurer ferme dans ce qu’il a appris et dans ce en quoi il croit fermement (cf. 2 Tm 3, 14). Toutefois, Timothée lui aussi ne pouvait pas y arriver tout seul : la “bataille” de la persévérance ne se remporte pas sans la prière. Mais pas une prière sporadique, en dents de scie, mais faite comme Jésus l’enseigne dans l’Évangile d’aujourd’hui : « toujours prier, sans se décourager » (Lc 18, 1). C’est la manière d’agir chrétienne : être fermes dans la prière pour rester fermes dans la foi et dans le témoignage. Et voici de nouveau une voix au dedans de nous : “Mais Seigneur, comment est-il possible de ne pas se décourager ? Nous sommes des êtres humains… Moïse aussi s’est découragé ! …”. C’est vrai, chacun de nous se décourage. Mais nous ne sommes pas seuls, nous faisons partie d’un Corps ! Nous sommes membres du Corps du Christ, l’Église, dont les mains sont levées jour et nuit vers le ciel grâce à la présence du Christ ressuscité et de son Saint Esprit. Et seulement dans l’Église et grâce à la prière de l’Église, nous pouvons rester fermes dans la foi et dans le témoignage.

    Nous avons écouté la promesse de Jésus dans l’Évangile : « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit » (Lc 18, 7). C’est le mystère de la prière : crier, ne pas se décourager, et si tu te décourages, demander de l’aide pour tenir les mains levées. C’est la prière que Jésus nous a révélée et nous a donnée dans l’Esprit Saint. Prier ce n’est pas se réfugier dans un monde idéal, ce n’est pas s’évader dans une fausse quiétude égoïste. Au contraire, prier c’est lutter, c’est aussi laisser l’Esprit Saint prier en nous. C’est l’Esprit Saint qui nous enseigne à prier, qui nous guide dans la prière, qui nous fait prier comme des enfants.

    Les saints sont des hommes et des femmes qui entrent jusqu’au fond dans le mystère de la prière. Des hommes et des femmes qui luttent avec la prière, laissant l’Esprit Saint prier et lutter en eux ; ils luttent jusqu’au bout, avec toutes leurs forces, et ils vainquent, mais pas tout seuls : le Seigneur vainc en eux et avec eux. Ainsi ces sept témoins qui ont été canonisés aujourd’hui, ont combattu la bonne bataille de la foi et de l’amour avec la prière. C’est pourquoi ils sont restés fermes dans la foi, avec le cœur généreux et fidèle. Que par leur exemple et leur intercession, Dieu nous accorde à nous aussi d’être des hommes et des femmes de prière ; de crier jour et nuit vers Dieu sans nous décourager ; de laisser l’Esprit Saint prier en nous, et de prier en nous soutenant les uns les autres pour rester les mains levées, jusqu’à ce que vainque la Divine Miséricorde.

     

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  • Messe de canonisation des bienheureux

    Six autres bienheureux seront aussi canonisés ce même jour :
    - Solomon Leclerq
    - Joseph Sanchez del Rio
    - Emmanuel Gonzalez Garcia,
    - Ludovic Pavoni,
    - Alphonse-Marie Fusco,
    - Joseph Gabriel del Rosario Brochero,
    - Élisabeth de la Trinité Catez
     

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  • AMORIS LAETITIA

    Lu sur le site du Diocèse 

    "AMORIS LAETITIA" : c'est le titre de l'exhortation apostolique du pape François publié ce vendredi 8 avril 2016 à 12h. Cette exhortation apostolique post synodale revient sur la question de la famille qui a fait l'objet de deux synodes de l'Eglise en octobre 2014 et octobre 2015.

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    Mgr Minnerath nous livre ici son premier commentaire de ce texte si attendu.

     

    "1)"Amoris Laetitia" est un document très long. Cela signifie-t-il qu'il y a beaucoup de choses nouvelles ?

    L’exhortation post-synodale a une longueur inhabituelle. Elle est divisée en neuf chapitres de longueur inégale. La longueur ne correspond pas à l’énoncé d’éléments nouveaux, sinon au chapitre 8. En fait, elle place le thème de la famille dans le double contexte de la Parole de Dieu et des défis contemporains. Elle donne une part importante à la vocation de la famille dans le plan de Dieu. Le texte n’est pas un exposé doctrinal, mais un inventaire des situations très diversifiée de plus ou moins grande proximité des familles par rapport à ce plan de Dieu présenté comme un idéal. Si nouveauté il y a, c’est dans les longs développements sur le discernement qu’il faut accorder à chaque situation. Le lecteur est renvoyé à son appréciation plus qu’à des références normatives sûres.

     

    2) Est-ce que "Amoris Laetitia" évoque les familles heureuses ou seulement celles qui sont en échec ?  

    Le texte ne décrit pas un modèle de famille, mais ce que les époux et les familles sont appelés à devenir en grandissant dans la grâce du sacrement de mariage. Une grande attention est accordée aux autres formes d’union, très nombreuses actuellement, qui s’écartent de l’idéal ou qui le vivent de manière incomplète. Ainsi les mariages seulement civils, les unions de fait, les concubinages. On y rappelle la « loi de la gradualité » selon laquelle les personnes et les couples connaissent des étapes dans leur croissance. Le texte va très loin. Même ceux qui font ostentation de leur péché objectif de remariage et qui voudraient imposer autre chose que ce que l’Eglise enseigne doivent participer à la vie de l’Eglise (n. 297). On lit des phrases comme « il est possible que, dans une situation objective de péché… on puisse vivre dans la grâce de Dieu.. » (n. 305). La note 351 glisse que l’eucharistie n’est pas « un prix pour les parfaits, mais un remède pour les faibles ». Il faudra apporter sans doute bien des précisions quant aux implications pastorales de ces nouvelles approches.

     

    3) Est-ce que "Amoris Laetitia" apporte une réponse aux questions que beaucoup de chrétiens et d'autres se sont posées sur l'accès à la communion des personnes divorcés et remariées civilement ? Et les autres questions ?

    Les médias se sont focalisés sur les questions de la communion aux divorcés remariés et des couples de même sexe. On sera surpris de ne pas trouver une seule ligne explicite sur l’admission des divorcés remariés à la communion. Par contre il y a des développements très longs sur la nécessité de discerner chaque cas et d’évaluer le degré des responsabilités de chaque personne dans leur  nouvelle union. On parle de « circonstances atténuantes ». Mais il n’est pas clair si la moindre imputabilité dans la décision de se remarier ouvre la possibilité d’accéder à la communion. Ici nous aurons des interprétations divergentes. Par contre le paragraphe sur les unions de même sexe est clair. De telles unions ne peuvent pas être assimilées à des mariages.

     

    4) Le mot "discernement" apparaît à de nombreuses reprises. Est-ce que cela signifie que la réponse aux questions peut être différente selon les personnes ?

    Il y a deux mots clés pour comprendre le document : discernement et intégration. Chaque personne et chaque couple vit une histoire spécifique. Les décisions sont prises en fonction d’un environnement qui, aujourd’hui, n’est guère favorable à la stabilité et à l’indissolubilité du mariage. Il faut donc aider les personnes et les groupes et continuer à cheminer, sans leur faire perdre courage. Elles ne sont pas rejetées de la communauté chrétienne. Le texte s’en prend aux attitudes de ceux qui sont qualifiés de « mesquins » ou de « cours » fermés » parce qu’ils se réfèrent uniquement à la loi et à la norme. Il n’y a pas de commentaire de la parole explicite de Jésus (Mc 10,  11-12) appelant adultère une nouvelle union après la rupture d’un mariage valide. On insiste aussi sur le sérieux de la préparation au mariage. Tout se joue en effet en amont.

     

    5) Est-ce que la lecture d'"Amoris Laetitia" peut aider les familles à mieux vivre ? à être plus heureuses ? Ce texte s'adresse-t-il à toutes les familles ou seulement aux familles chrétiennes

    L’exhortation est adressée aux membres de l’Eglise catholique, pas au-delà comme cela se faisait dans certaines encycliques «à tous les hommes de bonne volonté ». Les familles bien ancrées dans la grâce du mariage sacramentel y trouveront des échos de ce qu’ils vivent, avec de belles références bibliques et des réflexions spirituelles stimulantes. Les personnes engagées dans d’autres types d’union s’apercevront qu’elles sont comprises et accueillies. L’idée directrice est qu’aucune situation « irrégulière » n’est destinée à le rester, et qu’il y a des perspectives de croissance dans la vérité offertes à tous par Dieu qui est miséricorde. Cependant, les pasteurs appelés à discerner auront des appréciations divergentes sur la manière d’accompagner les situations irrégulières. Plutôt qu’une attitude « rigide et sans confusion » on prône la miséricorde pastorale.

    Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon,
    le 8 avril, 12.00 heures

     

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  • La déclaration commune du Pape François et du patriarche Cyrille

    Lu sur le site NEWS.VA

     

    A l'issue de leur rencontre en privé, le Pape François et le patriarche Cyrille ont signé une déclaration commune, un texte dense et dont chaque mot a été soupesé, témoignant d'une convergeance sur de nombreux points. Une déclaration qui comprend trente paragraphes et qui revient sur les grands enjeux contemporains comme les conflits au Moyen-Orient, la liberté religieuse, la famille, la destruction de la création ou encore l'unité de l'Europe. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, le Pape et le patriarche de Moscou souhaitent, dans leur déclaration commune, que leur rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu. 

    Dans ce texte, les deux chefs spirituels font part de leur joie de se retrouver « comme des frères dans la foi chrétienne ». Ils reviennent sur l'importance de Cuba, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle et théatre de cette rencontre. « Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu » écrivent-ils, faisant part de leur détermination commune à entreprendre tout ce qui est nécessaire pour surmonter les divergences historiques, et à répondre ensemble aux défis du monde contemporain. 

    Eviter une nouvelle guerre mondiale

    La déclaration revient aussi de façon précise sur la situation des Chrétiens persécutés surtout au Proche et Moyen-Orient et Afrique du Nord : des chrétiens exterminés par familles et villages entiers, des églises détruites et pillées de façon barbare, des objets sacrés profanés, et évoquent l'exode massif qui a transformé l'Irak et la Syrie. Le Pape et le patriarche de Moscou appellent la communauté internationale à trouver des actions urgentes pour faire cesser ces persécutions, mais l'invitent aussi à tout faire pour mettre fin au terrorisme et à trouver des solutions pour rétablir la paix. Toutes les parties sont par ailleurs invitées à agir de façon responsable et prudente et les croyants sont exhortés à prier pour que Dieu protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale, écrivent-ils.

    Dans ce texte, les Eglises catholique et orthodoxe russe sont également préoccupées par la situation qui prévaut dans les sociétés sécularisées où la liberté religieuse est menacée, où les chrétiens n’ont plus le droit de témoigner de leurs convictions religieuses. Ils se déclarent convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Le Pape François et le Patriarche Cyrille espèrent que leur rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. A propos de l’Ukraine, ils appellent leurs Églises à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

    Après avoir signé chacun le texte, le Pape et Cyrille ont prononcé à tour de rôle quelques paroles improvisées. « Nous nous sommes parlé comme des frères, nous avons le même baptême, nous sommes des évêques » a relevé François, soulignant  « avoir senti la consolation de l'Esprit au cours de cet entretien »: de son côté, le patriarche russe a souligné que cette discussion « a montré que les deux Églises peuvent travailler ensemble pour défendre le christianisme dans le monde entier, afin qu'il n'y ait plus de guerre et que la vie humaine soit respectée ». 

     

    Voici le texte intégral de cette déclaration commune :

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  • Bénédiction Urbi et Orbi: le Pape invoque paix et miséricorde sur le monde

     

     

     

    (RV)

    Conformément à la tradition de Noël, le Pape François a délivré sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, à la Ville et au Monde, depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre. Près de 40 000 personnes ont assisté à l'intervention du Saint-Père. 

    Le Pape François a présenté Noël comme un «jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l’humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l’angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, de se réconcilier. Jour de joie, une grande joie pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple.»

    Il a donc invité les fidèles à l'humilité. «Avec les bergers, prosternons-nous devant l’Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre cœur. Nous en avons tous besoin !», a-t-il lancé dans une improvisation inhabituelle pour ce type de discours empreint de solennité. Dans ce début d'Année Sainte, François a rappelé que «seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles.»

    François a évoqué les violences persistantes en Terre Sainte, rappelant que «même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à don à invoquer et à construire». Il a exhorté à ce «qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région.»

    En cette fin d'année qui voit émerger l'espoir d'une résolution du conflit syrien, François a dit espérer que «l’entente intervenue au sein des Nations Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays. a-t-il insisté. Que l’attention de la Communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d’effroyables souffrances et n’épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers». Il a aussi évoqué toutes les personnes touchées «par d’atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d’Égypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis».

    «À nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l’Enfant-Jésus donne consolation et force. Ce sont nos martyrs d'aujourd'hui», a-t-il ajouté.

    Concernant la situation dans plusieurs pays d'Afrique (République démocratique du Congo, du Burundi et Sud-Soudan), François a appelé à ce que «se renforce l’engagement commun pour l’édification de sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque». Il a aussi appelé à la paix en Ukraine et au respect des accords de Minsk, et a aussi apporté son soutien au processus de paix en Colombie. 

    Dans une partie plus européenne de son message, il aussi évoqué la situation des personnes sans travail, et des migrants, adressant sa reconnaissance à ceux qui s'engagent pour leur accueil : «Que soient récompensés avec d’abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et États, s’emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s’intégrer à l’intérieur des sociétés qui les reçoivent.» 

    Il a enfin rappelé, évoquant particulièrement la situation des détenus, que «là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous.»

     

    Voici le texte intégral de la bénédiction du Pape François :

    Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

    Christ est né pour nous, exultons en ce jour de notre salut !

    Ouvrons nos cœurs pour recevoir la grâce de ce jour, qu’il est lui-même : Jésus est le “ jour ” lumineux qui est apparu à l’horizon de l’humanité. Jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l’humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l’angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, et surtout de se réconcilier. Jour de joie : une « grande joie » pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple (cf. Lc 2, 10).

    En ce jour, de la Vierge Marie, est né Jésus, le Sauveur. La crèche nous fait voir le « signe » que Dieu nous a donné : « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12). Comme les bergers de Bethléem, nous aussi allons voir ce signe, cet événement qui se renouvelle dans l’Église chaque année. Noël est un événement qui se renouvelle dans chaque famille, dans chaque paroisse, dans chaque communauté qui accueille l’amour de Dieu incarné en Jésus Christ. Comme Marie, l’Église montre à tous le « signe » de Dieu : l’Enfant qu’elle a porté dans son sein et a enfanté, mais qui est le Fils du Très-Haut, parce que « il vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20). C’est pourquoi il est le Sauveur, parce qu’il est l’Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde (cf. Jn 1, 29). Avec les bergers, prosternons-nous devant l’Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre cœur. Nous en avons tous besoin.

    Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, parfois monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles.

    Là où naît Dieu, naît l’espérance : Lui apporte l’espérance. Là où naît Dieu, naît la paix. Et là où naît la paix, il n’y a plus de place pour la haine et pour la guerre. Pourtant même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste un don à invoquer et à construire. Qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région.

    Au Seigneur, nous demandons que l’entente intervenue au sein des Nations Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays.  Que l’attention de la Communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d’effroyables souffrances et n’épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers. Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont été touchés par d’atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d’Égypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis.

    À nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l’Enfant-Jésus donne consolation et force. Ce sont nos martyrs d’aujourd’hui.

    Nous demandons paix et concorde pour les chères populations de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Sud Soudan afin que, par le dialogue, se renforce l’engagement commun pour l’édification de sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque.

    Que Noël apporte aussi une paix véritable à l’Ukraine, offre soulagement à ceux qui subissent les conséquences du conflit et inspire la volonté de porter à leur achèvement les accords pris, pour rétablir la concorde dans le pays tout entier.

    Que la joie de ce jour illumine les efforts du peuple colombien pour que, animé par l’espérance, il continue avec ardeur à poursuivre la paix désirée.

    Là où naît Dieu, naît l’espérance ; et là où naît l’espérance, les personnes retrouvent la dignité. Pourtant, encore aujourd’hui de nombreux hommes et femmes sont privés de leur dignité humaine et, comme l’Enfant-Jésus, souffrent du froid, de la pauvreté et du refus des hommes. Que notre proximité rejoigne aujourd’hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic.

    Que notre réconfort ne manque pas à tous ceux qui fuient la misère ou la guerre, voyageant dans des conditions trop souvent inhumaines et risquant souvent leur vie. Que soient récompensés avec d’abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et États, s’emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s’intégrer à l’intérieur des sociétés qui les reçoivent.

    En ce jour de fête, que le Seigneur redonne espérance à tous ceux qui n’ont pas de travail - et ils sont nombreux –,  et soutienne l’engagement de tous ceux qui ont des responsabilités publiques dans le domaine politique et économique pour qu’ils mettent tout en œuvre afin de poursuivre le bien commun et protéger la dignité de toute vie humaine.

    Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous. Que le Seigneur donne particulièrement aux détenus d’expérimenter son amour miséricordieux qui soigne les blessures et vainc le mal.

    Et ainsi aujourd’hui ensemble, exultons dans le jour de notre salut. En contemplant la crèche, fixons notre regard sur les bras ouverts de Jésus qui nous montrent l’étreinte miséricordieuse de Dieu, tandis que nous écoutons les vagissements de l’Enfant qui nous susurre : « À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : “ Paix sur toi ! ” » (Ps 121 [122], 8).


    Souhaits de Noël après le Message Urbi et Orbi

    A vous, frères et sœurs, venus de toutes les parties du monde sur cette place, et à toutes les personnes de divers pays qui êtes reliées par la radio, la télévision et les autres moyens de communication, j’adresse mes vœux les plus cordiaux.

    C’est le Noël de l’Année sainte de la Miséricorde, aussi je vous souhaite à tous de pouvoir accueillir dans votre vie la miséricorde de Dieu, que Jésus Christ nous a donnée, pour être miséricordieux avec nos frères. Ainsi nous ferons grandir la paix !

    Joyeux Noël !

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  • Attentats de Paris : François rappelle que tuer au nom de Dieu «est un blasphème»

     

    (RV)

    Lors de la prière de l’Angélus, ce dimanche 15 novembre 2015 à midi, depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape François a pris la parole pour dire toute sa compassion et son émotion suite aux attentats qui ont frappé Paris vendredi soir, faisant environ 130 morts et 300 blessés.

    « Chers frères et sœurs, je voudrais exprimer ma douleur pour les attaques terroristes qui dans la soirée de vendredi ont ensanglanté la France, en causant de nombreuses victimes. Au président de la République française, et à tous les citoyens, j'apporte l’expression de mes condoléances les plus fraternelles. Je suis proche en particulier des proches de ceux qui ont perdu la vie et des blessés », a déclaré François.

    « Tant de barbarie nous laisse effarés, et on se demande comment le cœur de l’homme peut imaginer et réaliser des évènements aussi horribles, qui ont bouleversé non seulement la France mais le monde entier. Face à de tels actes, on ne peut pas ne pas condamner l’inqualifiable affront à la dignité de la personne humaine. Je veux réaffirmer avec vigueur que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l’humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème !», a-t-il ajouté avec insistance, sortant de son texte.

    « Je vous invite à vous unir à ma prière. Confions à la miséricorde de Dieu les victimes sans défense de cette tragédie. Que la Vierge Marie, Mère de miséricorde, suscite dans les cœurs de tous des pensées de sagesse et des intentions de paix. Demandons-lui de protéger et de veiller sur la chère Nation française, la première fille de l’Église, sur l’Europe et sur le monde entier. » « Tous ensemble prions en silence », a-t-il enfin demandé à la foule, qui a observé quelques instants de recueillement place Saint-Pierre, avant la récitation de l’Ave Maria.

    Le Pape François, avec une émotion très palpable, s’était déjà exprimé samedi midi sur la chaine de télévision de l’épiscopat italien TV 2000, se disant profondément bouleversé par ces attaques.

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  • Dimanche 18 Octobre à l'Église NOTRE-DAME

     

     

    CE DIMANCHE À 11H00 À L’ÉGLISE NOTRE-DAME

    Messe de 11h00 pour les familles, et les couples qui se marieront en 2016. Cette messe sera célébrée en l’honneur de Louis et Zélie MARTIN, parents de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,

    qui seront canonisés à Rome pendant le Synode.

     

    Messe du Pape et Canonisations


     

    Source RV :

    Ce dimanche 18 octobre, place Saint-Pierre, quatre bienheureux seront canonisés par le Pape François. Vincenzo Grossi, prêtre diocésain, fondateur de l’Institut des Filles de l’Oratoire, Maria de l’Immaculée Conception, religieuse, supérieure générale de la Congrégation des sœurs de la Compagnie de la Croix, au siècle Maria Isabel Salvat Romero, deviendront saints. A leurs côtés figureront le premier couple de l’histoire de l’Eglise catholique à être canonisé : Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Leur canonisation a été annoncée lors du consistoire du 27 juin dernier.

     

    Paru dans OUEST-FRANCE :

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    En direct à la Basilique de Lisieux à 9h30, la messe des nouveaux saints ayant lieu à 17h !

     

    Cadeau pour vos enfants, à télécharger pour la canonisation de nos chers saints normands et la prochaine fête de la Toussaint !

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  • Voyage Apostolique du Pape François à Cuba, aux États-Unis d'Amérique et visite au Siège de l'organisation des Nations Unies

    CÉRÉMONIE DE BIENVENUE

    DISCOURS DU SAINT-PÈRE

    Aéroport international “José Martí”, La Havane
    Samedi 19 septembre 2015

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