Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Il y a 150 ans, le ciel s’est ouvert à Pontmain

5a3bf76aa8634.jpg

 

Source de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier :

Le 17 janvier 1871, à Pontmain, petit hameau du nord de la Mayenne, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, le ciel s’ouvre et la Mère de Dieu se montre à quelques enfants.

Une journée ordinaire

Eugène et Joseph Barbedette, douze et dix ans, avaient été réveillés tôt par leur père. Les activités quotidiennes s’étaient enchaînées : prière du matin, travaux de ferme (on pile les ajoncs pour nourrir les bêtes), chapelet pour le frère aîné parti à la guerre, « déjeuner » (notre petit déjeuner), chemin de croix à 6h30, puis messe du curé à 7h suivie des prières pour les soldats. À 8h sonnait la classe, tenue par les religieuses, puis le « dîner » (notre déjeuner) pris à la maison et à nouveau la classe, jusqu’à 16h.

Pour Joseph, ce fut une journée ordinaire. À nous, elle paraît déjà bien extraordinaire. On y voit deux jeunes garçons qui prient beaucoup, seuls, toute la journée. On prie, parce qu’on a la foi ; et aussi, parce qu’en ce début d’année 1871 la France est dans la tourmente. La Prusse a envahi le pays et l’on est sans nouvelles des gars de Pontmain partis à la guerre. L’angoisse est partout, l’espérance chancèle.

Une veillée extraordinaire

De retour à la maison, on pile à nouveau les ajoncs. Il est près de 18h quand Eugène sort de la grange. Il voit au milieu d’un ciel étoilé une belle dame. Il demande à une voisine si elle voit quelque chose. – Je ne vois rien. Joseph et son père sortent à leur tour. – Vois-tu bien, toi ? demande Eugène à son frère. – Oui, je vois une belle grande dame. Le père observe le ciel, puis impose le silence et fait rentrer ses garçons. Agité intérieurement, il dit à Eugène : – Va donc voir, si tu vois encore. La dame est là, belle, souriante, couronnée, dans une longue robe bleu indigo parsemée d’étoiles brillantes.

On s’agglutine devant la grange. Quelques enfants voient la Belle Dame, les grands ne voient rien, mais font peu à peu confiance aux petits. Cinquante personnes s’assemblent dans le froid. À genoux dans la neige, on prie : chapelet, Magnificat, litanies de la Vierge, Inviolata, Salve Regina, cantique Mère de l’Espérance, puis Mon doux Jésus avec le Parce Domine, Ave Maris Stella. Enfin, le curé fait réciter la prière du soir. Pendant ces trois heures, la Dame communique en silence avec les enfants qui la voient. Un message se dévoile sous ses pieds : « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. » – « Mon fils se laisse toucher. » Marie sourit, s’attriste, accompagne le chant en battant la mesure. Joseph écrira plus tard : « Comme une mère, elle semblait plus heureuse de nous voir que nous ne l’étions de la contempler. » Vers la fin, elle présente un crucifix rouge vif surmonté d’un écriteau : Jésus-Christ. Bientôt, l’ennemi s’éloigne, la paix revient.

Marie se montre aux enfants, incite les chrétiens à persévérer dans la prière, relève le courage et fortifie l’espérance. Elle nous rappelle surtout le principal : l’amour de son fils Jésus-Christ pour l’humanité. 

Père Augustin-Marie

 

3264357685.jpg

2257574672.2.jpg

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.