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La joie de la mission !

Lu sur le site de la paroisse de Meursault  « Le Messager » N°35

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Dans Le Messager n° 30 Antoine Bouzereau, un jeune paroissien originaire de Meursault, nous a fait part de son départ en mission chez les Karens en Thaïlande. Voici quelques extraits de sa newsletter de décembre ...

Cela fait donc déjà trois mois que je suis arrivé en Thaïlande. Je savais que le temps allait passer vite, mais à ce point je ne le soupçonnais pas. C'est bon signe. Un mois passé à Bangkok entre cours de Thaï, vie à la paroisse francophone, aide les samedis au bidonville de Khlong Thoei et bien sûr découverte de cette drôle de ville, du musée fort intéressant au rooftop bien arrosé pas moins intéressant. « Sympa le petit. Il nous dit qu'il part faire de l'humanitaire, et il nous parle de ses soirées passées à Bangkok... » Passons.

Ce que je retire de ce mois est très riche et se résume en trois points que sont la persévérance dans l'obéissance, la contemplation et la mission.

La persévérance dans l'obéissance, car les personnes qui me connaissent bien savent mes capacités à apprendre une langue étrangère, sachant que je partais dans des contrées où les populations ne parlent en grande partie pas thaï.

La contemplation car mon séjour à Bangkok a été touché par quelques visites des bidonvilles. Je n'ai passé que quatre jours entiers, quatre samedis, dans ces lieux pauvres au possible. Et face à cette pauvreté extrême attisée par la violence, une chose m'a frappé : le sourire de tous ces enfants et de ces personnes âgées. Le sourire. Ma première journée passée avec ces enfants a été pour moi un choc intérieur. Un mélange d'action de grâce et de révolte, un mélange de sourire et de pauvreté, alors que le métro est bondé tous les matins de parisiens tirant une tronche sans nom...

La mission. J'ai concrètement vécu à Bangkok ce que je ne faisais que sentir auparavant. Du bidonville à la soirée bien arrosée, le chrétien doit savoir qu'il a pour mission de rester témoin du Christ, car certains richissimes sont plus pauvres que le plus pauvre des hommes. Et quand le Pape nous dit de sortir dans les périphéries, on voit que les périphéries sont parfois à portée de main. Je terminerai ce début de lettre en résumant une partie de l'homélie du Pape François à Bangkok, le Pape de la Mission. Le chrétien annonce le Christ parce qu'il sait que tout homme a soif de Dieu, mais aussi et surtout parce que le festin éternel ne sera pleinement réalisé que lorsque tout peuple et tout milieu aura reçu l'annonce. Non pas de manière prosélyte mais par le témoignage humble et discret de nos pauvres vies. Il y a du taffe... 

Arrivé à Maetowo. Bien ravi de quitter Bangkok pour rejoindre enfin le lieu de ma mission, bien qu'au fond, celle-ci n'ait pas encore totalement commencé : les enfants du centre sont en vacances trois semaines. Trois semaine donc pour me former dans les tâches qui me sont aujourd'hui confiées. Et il y en a un paquet. Je ne vais pas tout énumérer ici, mais en voici les principales : gérer la petite entreprise Terres Karens qui a pour but de rémunérer les femmes des montagnes qui possèdent un savoir faire unique en tissage ( Terres Karens FB et site web), faire la communication de la mission sur FB et sur le site internet (Mission Karen - Pado Alain), suivre un projet santé pour subvenir aux personnes malades des montagnes, et bien sûr rendre service au Pado pour les projets du moment qui ne manquent pas.

L'arrivée des enfants : enfin la rentrée ! Je découvre cet environnement du centre et son rythme de vie qui sera le mien pendant 11 mois. Ici vivent une quarantaine d'enfants de 12 à 17 ans, 2/3 de filles et 60% catholique, le reste étant des bouddhistes. Les journées sont chargées, entre temps de travail d'intérêt général, de devoirs d'école, de cours de musique et de tissage, de sport, de catéchisme et de temps de prières à la chapelle. Ce centre est tenu par un père de famille et deux religieuses, karens bien sûr, et fort sympathiques. Les premiers jours ont été une lourde remise en question car de fait, je ne sers à rien : tout continue de tourner en mon absence, et ce n'est pas les quelques cours d'anglais que je donne et les cours de chants qui me rendent indispensable. Je laisse donc le temps faire les choses. Je m'attache à ces gars hyper sympas, un peu comme un grand frère. On verra ce que cela donnera. Mais une chose est sûre, mon volontariat serait incomplet s’ils n’étaient pas là.

La mission a toujours besoin de financement. Pour vous imaginer un peu la chose n’hésitez pas à consulter les Facebook et site web : 

https://www.facebook.com/missionkarenpadoalain/ 

http://missionkaren-padoalain.org/

Donc si vous manquez d’idées pour des projets à financer, des carêmes de paroisse, des projets d’assos étudiantes ou que sais-je, adressez-vous à maetowo@gmail.com ; nous ne manquons pas d’idées ici et vous saurez où l’argent va ! Encore merci à vous,

Antoine Bouzereau

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