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Feuille paroissiale du 10 Novembre 2019

 
 

Le mot du curé

 

Nous croyons à un Dieu des vivants et des morts. C’est ce que nous disent les lectures de ce 32ème Dimanche du Temps ordinaire.
Le Dieu des vivants ; nous le croyons aisément car nous pouvons le prier pour nous, nos proches, pour des intentions pour l’Église et le monde. C’est le sens, et de la prière universelle, et de celle que nous faisons chaque jour.
Mais le Dieu des morts ; qu’évoque cette expression ? Est-ce simplement des mots pour dire que nous confions ceux que nous aimons à la tendresse de Celui dont le Fils, par sa mort et sa Résurrection, a réouvert le chemin vers la Vie éternelle que l’homme avait, par le péché originel, brisé ? Oui mais pas seulement ! Cette expression souligne une dimension que nous avons du mal à vivre. Être mort, ce n’est pas ne plus vivre, c’est vivre autrement ! Ce Dieu n’est pas celui qui donnerait de la lumière sur les grands cimetières sous la lune ! C’est un Dieu qui s’occupe de ceux qui sont morts, c'est-à-dire entrés dans la Vie éternelle.
Ceux-ci vivent, mais autrement. Ils ont une corporéité différente de la nôtre mais aussi réelle. Ainsi, Jésus entrait dans les maisons des Apôtres sans que les murs soient tombés ou sans que les portes soient ouvertes.
Notre société qui n’imagine la longueur que sur 25 ou 30 ans pour un emprunt fait pour une maison ferait bien de réfléchir sur une échelle plus longue : celle de l’éternité dont les morts nous rappellent l’existence.

Père Yves Frot

 

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