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Neuvaine à l’Enfant-Jésus de Beaune, du 25 janvier au 2 février.

Vendredi 25 Janvier : Grande Neuvaine de l’Enfant Jésus, Jubilé du 400° Anniversaire de la Naissance de la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement

- 17h30 Bénédiction de la Plaque sur l’ancien Carmel

- 18h30 Messe de lancement par Mgr MINNERATH

Samedi 26 Janvier : 10h00 Partage de la Parole de Dieu

Samedi/Dimanche : 24 heures d’Adoration

Dimanche 27 Janvier : Messe à 17h00 suivi de la bénédiction des enfants.

 

cliquez ici le programme de la Neuvaine à l'Enfant-Jésus  ==> Neuvaine 2019 tract docx.pdf

 

L’Enfant Jésus le petit Roi de Grâce à Beaune

( source)

Pèlerinages auprès de l’Enfant Jésus
le petit Roi de Grâce
à Beaune
« Puise dans le trésor de mon enfance, ce sera par les mérites de ce mystère que tu surmonteras toutes les difficultés »
« L’esprit d’enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. » »



À Beaune, en Bourgogne, des sœurs animent le culte de l’Enfant Jésus. Une dévotion qui connaît un regain de ferveur en Europe. L’Enfant Jésus de Beaune, le Petit Roi de Grâce est l’un des quatre principaux « Enfant Jésus » miraculeux. Il en existe trois autres : le Santo Bambino de Rome, l’Enfant Jésus de Prague et le Bon Jésus de Braga au Portugal.

En ce temps de Noël et de la naissance du Sauveur, découvrons ou redécouvrons la dévotion à l’Enfant-Jésus de Beaune, le petit Roi de Grâce et, quand nous le pourrons, venons à Beaune en pèlerinage, le prier. « Si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. » (Mt.18,3)

« On connaît l’Enfant Jésus de Prague, que Benoît XVI est venu prier en 2009, ou le Santo Bambino de Rome… Mais qui connaît le Petit Roi de Beaune ? Dans la chapelle de l’ancien carmel de Beaune, sœur Jehanne d’Arc a découvert un trésor. C’était il y a dix ans. Elle était venue faire une retraite spirituelle auprès des sœurs carmélites qui, confrontées au vieillissement de leur communauté, s’apprêtaient à partir. Ces sœurs rendaient une dévotion à une statuette miraculeuse de l’Enfant Jésus, qui, aujourd’hui encore, repose dans un écrin d’or au sein de la chapelle. « J’ai vécu un mois extraordinaire à leurs côtés, en découvrant leur relation à l’Enfant. Elles m’ont passé le flambeau. »

Pour comprendre cette dévotion, il faut remonter le temps. Au XVIIe siècle, le carmel de Beaune accueille une jeune mystique de 11 ans, Marguerite. Six ans plus tard, en 1636, alors que la France est à feu et à sang, Marguerite raconte que Jésus s’est confié à elle et lui a dit : « C’est par les mérites du mystère de mon enfance que tu surmonteras toutes les difficultés. » Elle crée la Famille du Saint-Enfant-Jésus avec ses neuf « domestiques », des sœurs chargées de vivre les vertus de l’Enfance et de réciter la Petite Couronne, un chapelet pour méditer les 12 mystères du Christ enfant.

La guerre cesse en Bourgogne, et la réputation de Marguerite grandit à tel point que le roi Louis XIV vient au carmel une vingtaine d’années plus tard remercier les sœurs de leurs prières. À cette époque, un gentilhomme normand, Gaston de Renty, fait envoyer une statuette de Jésus à Marguerite.

Pendant des années, la statuette miraculeuse a fait l’objet d’une dévotion discrète. Dans la chapelle, tapissée d’ex-voto, il est fait état de miracles pour la guérison de nouveau-nés, les mariages et les vocations. Ce matin, une Beaunoise vient remercier l’Enfant Jésus d’avoir permis à son fils de rester travailler à Beaune.

Ses mots sont simples, sa foi, ardente : « Quand on s’adresse à l’Enfant Jésus, on retrouve l’humilité, la simplicité et l’innocence d’un cœur pur, explique sœur Jehanne d’Arc. Ce qui est important dans la dévotion à l’Enfant, ce n’est pas tant la statue que le regard qu’on porte sur elle. Toutes les pratiques ne valent rien si l’on n’accepte pas de se laisser regarder par Lui et ¬transformer en profondeur. »

Pour Jehanne d’Arc, Marie-Céline, Marie-Astrid et Bernadette, qui ont été accueillies dans le diocèse et consacrées par l’archevêque de Dijon, Roland Minnerath, « la spiritualité du XXIe siècle sera celle de l’Enfance ». Elles donnent des cours, organisent des neuvaines et des veillées de prière tous les 24 de chaque mois, avec des prêtres et des laïques qui viennent, de plus en plus nombreux. Un projet de sanctuaire est à l’étude avec le diocèse, la paroisse et la mairie.

Elles pensent que l’Enfance est, dans le monde actuel, un chemin d’accès privilégié vers Dieu et l’Église, une réalité de nouvelle évangélisation. Elles ne sont pas les seules. Un peu partout dans l’Europe en crise, la spiritualité de la petite voie de Thérèse de Lisieux, qui s’adresse aux humbles et aux pauvres, connaît un regain d’intérêt : « Le monde souffre de narcissisme. Retrouver l’esprit d’enfance, c’est purifier notre regard en le tournant vers l’autre, en sortant de nous-même et en abandonnant nos préjugés. C’est en redevenant un enfant que nous accédons à la maturité. » Qu’est-ce qu’un saint, si ce n’est quelqu’un qui a retrouvé son enfant intérieur ?

L’Enfance de Jésus est un état où l’esprit dans la foi et le silence, le respect et l’innocence, la pureté et la simplicité attend et reçoit les ordres de Dieu et vit au jour le jour en esprit d’abandon, ne regardant d’une certaine manière ni devant soi, ni derrière soi, mais s’unissant au Saint Enfant Jésus qui reçoit tout des ordres de son Père.

Vingt-deux ans après la mort de Thérèse d’Avila, en 1604, six carmélites espagnoles fondaient à Paris le premier carmel thérésien français. Dès 1605, un troisième carmel était fondé à Dijon. Celui-ci fonda des carmels en Franche Comté et en Bourgogne dont celui de Beaune en 1619. Mère Marie de la Trinité y fut chargée des Novices. Mère Élisabeth de la Trinité en devint la Prieure en 1626 et donna un grand essor à ce monastère.

En 1630, elle y accueillit une orpheline de 11 ans 1/2, Marguerite Parigot, d’une famille de notables de Beaune ; ce sera la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement. Sous la conduite de ces deux Mères, la jeune novice orienta vers l’enfant Jésus sa piété précoce. Le divin Enfant combla la « petite épouse de sa crèche » de grâces mystiques. La pratique des vertus religieuses notamment de l’obéissance authentifiait ces expériences étonnantes chez une enfant.

La puissance de sa prière fut bientôt connue au dehors du Carmel. En 1636, la France était attaquée au nord et à l’est, jusqu’à la Saône, qui constituait alors la frontière. Rien ne semb1ait devoir empêcher les armées ennemies d’arriver jusqu’à Beaune et d’y commettre pillages et massacres. Les habitants de la petite ville étaient terrifiés et la prieure du carmel songeait elle aussi, à fuir le danger. Marguerite assura : « l’enfant Jésus m’a promis que la ville serait épargnée. » Cela se réalisa. La reconnaissance populaire se manifesta par la diffusion de la « petite couronne » préconisée par Sœur Marguerite sur indication céleste : trois « Notre Père » pour remercier Dieu du don qu’il nous fit en Jésus, Marie et Joseph ; douze « Je vous salue Marie » pour honorer les douze années de l’enfance de Jésus.

À quelque temps de là, la France était de nouveau dans l’angoisse : le Roi Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche, mariés depuis une douzaine d’années n’avaient pas d’enfant. Il n’y avait donc pas d’héritier pour le trône ! Toute la France invoquait le Ciel ! Sœur Marguerite eut encore une révélation dans sa prière : elle affirma que la Reine allait donner le jour au futur Louis XIV. La mère et le fils en manifestèrent leur gratitude au Carmel. La réputation de Sœur Marguerite ayant ainsi gagné la Cour, elle attira l’attention d’un seigneur normand, le Baron Gaston de Renty. Ce pieux laïc, marié, père de cinq enfants, était toujours à l’affût de ce qui pouvait alimenter sa ferveur. Il n’hésita pas à se rendre en Bourgogne pour s’entretenir avec la jeune sœur. Gagné à sa dévotion, il en donna l’une des meilleures définitions : « l’esprit d’enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. »

Rentré dans son manoir normand, il envoya à Sœur Marguerite un cadeau de Noël, rien moins que la statut du « Petit Roi de gloire ». (1643) En bois sculpté, peint et articulé, cette statuette peut être habillée de vêtements somptueux (elle en possède une collection), parée de bijoux et couronnée. Pour l’honorer dignement, Sœur Marguerite obtint de ses supérieurs la construction d’une petite chapelle attenante à l’église du Carmel. Très vite un mouvement national de pèlerinage se manifesta en direction de l’Enfant Jésus de Beaune, à peu près contemporain de l’Enfant Jésus de Prague. Composée de grands seigneurs et d’humbles gens, l’affluence ne cessera pas jusqu’à 1a Révolution, comme l’attestent les très importantes archives du Carmel. Caché pendant la Révolution, il fut rendu ensuite aux carmélites qui pendant des années le conservèrent chez elles en clôture.

Le Petit Roi de gloire a repris sa place en 1873 dans l’église du carmel. Les visites privées ou collectives se succèdent ; une correspondance abondante de demandes parfois poignantes de prières arrive régulièrement au Carmel, avec des remerciements pour les grâces obtenues. Les murs de la chapelle sont tapissés d’ex-votos.

Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

Des brochures expliquent aux fidèles le sens de l’esprit d’enfance auquel doit conduire normalement cette dévotion à l’enfance de Jésus. Elle n’a pas été inventée au XVIIe siècle mais remonte au Christ lui-même :

« Si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. » (Mt.18,3)

O Jésus ! que votre amour pour nous a réduit à la petitesse de l’enfance, à la pauvreté et aux humiliations de la crèche, je vous adore dans votre abaissement où vous me paraissez mille fois plus aimable que sur le Trône de votre gloire. Que ne puis-je vous offrir, comme les Mages, l’or d’une ardente charité, l’encens d’une fervente prière, la myrrhe de la mortification !

Recevez au moins mon cœur que je vous donne avec tant de bonheur ; recevez-le avec tout ce qu’il a d’affection, de dévouement et de reconnaissance ; recevez mon âme avec toutes ses facultés, mon corps avec tous ses sens. En retour, ô Jésus, faites-moi participer à l’esprit de votre divine enfance, en me remplissant de douceur, d’humilité et de simplicité.

O divin Enfant, mon Roi et mon Modèle faites qu’après vous avoir imité sur la terre, je
mérite d’être réuni éternellement à vous, avec tous ceux que j’aime. Ainsi soit-il. »

« Si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. » (Mt.18,3)

La prière de la « petite couronne » et la neuvaine du 25 janvier au 2 février

Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

La statue de l’Enfant Jésus de Beaune

C’est une statuette en bois, haute de 58 cms, peinte et articulée, habillée de vêtements somptueux venus des quatre coins du monde. Elle fut offerte à Sœur Marguerite du Saint-Sacrement à Noël 1643, par le Baron de Renty, Normand Gaston, en remerciements de leur amitié spirituelle. La statue du « Petit Roi de Grâce » ayant été vraisemblablement sculptée par lui, signe de sa dévotion à l’enfance spirituelle.

Vénérable Soeur Marguerite du Saint-Sacrement

Marguerite Parigot, née le 7 février 1619 à Beaune, 5e enfant d’une famille honorable de la ville, de parents profondément chrétiens, est baptisée le jour de sa naissance.

A 5 ans, c’est une petite fille menue au visage mince et allongé, le teint blanc avec un sourire si délicieux qu’elle charme tous ceux qui la rencontrent. Elle présente déjà une grande piété et est attirée comme un aimant par le Saint-Sacrement, cela lui vaudra son nom de religieuse.

Elle fait à Dieu l’offrande d’elle-même et entretient en secret la ferme intention d’être Carmélite.

A 11 ans et demi, le 23 septembre 1630, elle entre au Carmel.

C’est le soir des obsèques de sa mère et elle passe, sans transition, de la chaude atmosphère du foyer à la solitude glacée d’une cellule carmélite.

Elle est interrogée par Sœur Elisabeth de la Trinité, maîtresse des novices, sur ses connaissances religieuses. L’enfant s’étend deux heures en commentaires enflammés sur Dieu et surtout sur le Saint-Sacrement ; les mères sont conquises.
Elle entend Jésus l’appeler « ma petite épouse, épouse du Saint Enfant Jésus en sa crèche ».

C’est alors une novice étonnante ; cet enfant est un don du ciel. Devant une telle démonstration de loquacité spirituelle, elle fait donc sa communion dès le lendemain.
Elle découvre la dévotion à l’Enfant Jésus, prospère au Carmel depuis Sainte-Thérèse d’Avila et prônée par l’école française.

Elle est ardente à la vie de la Communauté, se faisant remarquer par son amour pour les pauvres, elle apprend à vénérer tout spécialement Jésus-Enfant et s’identifie à l’esprit d’enfance.

Sa mission particulière, révéler les vertus de l’enfance de Jésus :

pureté – simplicité – obéissance – humilité – innocence

En février 1636, le Fils de Dieu dit à Marguerite :

« Puise dans le trésor de mon enfance, ce sera par les mérites de ce mystère que tu surmonteras toutes les difficultés ».

Dans un ravissement, Il lui enseigne la manière de L’honorer depuis le moment de son incarnation jusqu’à sa douzième année.

A la fin de toutes ses lettres, Marguerite rappelle :

« le Petit Roi de Grâce a plus soin de votre âme et de vos besoins que vous n’en saurez avoir vous-mêmes. Tenez-vous en paix, tâchant de remettre tout entre les bras du Saint Enfant Jésus. Je Le supplie de vous donner la force pour tout ce qu’Il désire de vous ».

Marguerite rend compte de tout à la maîtresse des novices, Mère Marie de la Trinité, qui a soin de faire noter toutes ses confidences.

En mars 1648, Marguerite est malade. Tout son corps est un abîme de souffrances, mais son âme est un abîme de paix et de joie. Elle s’éteint le 26 mai 1648, à l’âge de 29 ans et est déclarée Vénérable en 1873.

La dévotion au Petit Roi de Grâce se propagea très rapidement et son rayonnement se manifesta spécialement pour les accouchements difficiles, la guérison des enfants, les vocations,…

Lors de la Révolution, les religieuses expulsées, mirent la statue du Petit Jésus à l’abri chez des courageuses âmes dans une armoire en bois.

Il y fut vénéré en secret jusqu’au 28 décembre 1873, où, à l’instigation du Curé de Saint-Nicolas, une fête solennelle en présence de l’Evêque de Dijon, marqua la reprise du culte public du Petit roi de Grâce. »

 

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