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  • Le Pape: "Le diable existe, et nous devons le combattre"

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    Homélies à Sainte Marthe

    La vie chrétienne est un “combat” contre le démon, le monde et les passions de la chair. Voilà ce qu’a affirmé le Pape François durant la messe de ce jeudi matin célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Le Pape, en commentant le passage de l’épître de Saint Paul aux Éphésiens, a rappelé que le diable existe et que nous « devons lutter contre lui » avec « l’armature » de la vérité.

    « Force et courage ». Le Pape François a centré son homélie sur les paroles de Saint Paul qui, en s’adressant aux Éphésiens, « développe sa pensée sur la vie chrétienne en un langage militaire ». Le Pape a souligné que « la vie en Dieu doit se défendre, il faut lutter pour la porter de l’avant ». Il nous faut donc faire preuve de force et de courage “pour résister et pour annoncer”. Pour «aller de l’avant dans la vie spirituelle », a ajouté le Pape, il faut combattre. Ce n’est pas un simple affrontement, non , c’est un combat continu ». Le Pape François a précisé alors que « les ennemis de la vie chrétienne sont au nombre de trois » : « le démon, le monde et la chair », autrement dit nos passions, « qui sont les blessures du péché originel ». Mais, a ajouté le Pape, « le salut que nous donne Jésus est gratuit », mais nous sommes appelés à le défendre :

    « De quoi dois-je me défendre ? Que dois-je faire ? ‘Endosser l’armature de Dieu’, nous dit Saint Paul, car ce qui est de Dieu nous protège, pour résister aux tentations du diable. Est-ce clair ? On ne peut penser à une vie spirituelle, à une vie chrétienne, sans résister aux tentations, sans lutter contre le diable, sans endosser cette armature de Dieu, qui nous donne force et nous défend ».

    Saint Paul, a poursuivi le Pape, souligne que « notre bataille » n’est pas à mener contre les petites choses, « mais contre les princes et les puissances, càd contre le diable et les siens »,

    « Mais à cette génération, et tant d’autres, on a fait croire que le diable est un mythe, une image, une idée, l’idée du mal. Mais le diable existe et nous devons lutter contre lui. C’est ce que dit Saint Paul, ce n’est pas moi qui le dis ! La Parole de Dieu le dit. Mais pourtant nous n’en sommes pas vraiment convaincus. Et puis Saint Paul nous dit quelles sont ces armatures qui font cette grande armature de Dieu. Et lui dit :’Soyez fermes, donc, soyez fermes, car une armature de Dieu est la vérité ».

    « Le diable, a déclaré le Pape, est un menteur, c’est le père des menteurs, le père du mensonge ». Et avec Saint Paul le Pape a rappelé « qu’il faut avoir à côté de la vérité, la cuirasse de la justice ». Et d’ajouter que « l’on ne peut être chrétien sans travailler continuellement à être justes. Ce n’est pas possible ». Une chose qui nous « aiderait tellement », a-t-il ajouté « serait de nous demander si « je crois ou si je ne crois pas ». « Si je crois un peu oui et un peu non. Suis-je un peu mondain et un peu croyant ? ». « Sans la foi on ne peut aller de l’avant, on ne peut défendre le salut de Jésus »

    Le Pape a alors précisé que « nous avons besoin de ce bouclier de la foi », parce que « le diable ne nous lance pas des fleurs mais bien des flèches enflammées » pour nous tuer. Le Pape François a donc exhorté son auditoire à prendre « le bouclier du salut et l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu ». Et il a invité à prier constamment, à veiller « dans la prière et les suppliques » :

    “La vie chrétienne est une lutte, une très belle lutte, parce que quand le Seigneur est victorieux dans chaque pas de notre vie, il nous offre la joie et un grand bonheur: cette joie que le Seigneur a vaincu avec nous, avec son don gratuit du salut. Mais oui, tous nous sommes un peu paresseux, dans la lutte, et nous nous laissons entraîner par les passions, par certaines tentations. C’est pourquoi nous sommes pécheurs, tous ! Mais ne vous découragez pas. Courage et force, parce que le Seigneur est avec nous ».

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  • TOUSSAINT 2014

     PRÉPARONS LA TOUSSAINT 2014

    Célébrations pénitentielles

     

      Lundi   27 Octobre   18 h 30  Saint Nicolas        

      Mardi  28 Octobre    15 h 30  Notre Dame

      Mardi  28 Octobre     18 h 00  Savigny les Beaune

     

    Confessions individuelles

     

    Samedi25 Octobre  

     10 h 00 à 11 h 00         Notre Dame

     16 h 00 à 17 h 00        Saint Nicolas

    Mercredi  29 Octobre  

      18 h 00 à 19 h 00     Notre Dame

      18 h 00 à 19 h 30     Bligny les Beaune

    Jeudi  30 Octobre   

     17 h 00 à 18 h 00       Sainte Marie  la Blanche

    Vendredi  31 Octobre   

     9 h 30 à 11 h 00    Notre Dame

     16 h 30 à 17 h 30   Saint Nicolas

     

    FÊTE DE LA TOUSSAINT :

    Samedi  1er  Novembre  2014

     

    Messes  à Beaune :               

    Vendredi  31 Octobre (messe anticipée)

          18 h 00    Saint Nicolas

     

    Samedi  1er Novembre :

     8 h 00   Chapelle du Petit Roi de Grâce

     10 h 30     Saint Nicolas

     9 h 30      Notre Dame      

     11 h 00     Notre Dame    

      

    Messes en villages : 

    Samedi 1er Novembre  

    9 h 30    Sainte Marie la Blanche

    11 h 00   Meursanges  

    11 h 00  Bligny les Beaune

     

    JOURNÉE DE PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS :

    Dimanche  2  Novembre  2014

     

    Messes à Beaune :

    8 h 00    Chapelle du Petit Roi de Grâce

    10 h 30     Saint Nicolas                         

    9 h 30  et  11 h 00    Notre Dame                          

     

    Messes en villages : 

    11 h 00  Merceuil    

    10 h 30 Vignoles

     

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  • Dimanche 26 Octobre 2014 - 30ème dimanche du temps ordinaire

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             Nous venons de l’apprendre : quatre religieuses de la Congrégation des "Carmélites de l’Enfant Jésus" vont venir à Beaune du 1er au 30 Novembre prochain. Certaines étaient déjà venues en Juin dernier pour voir le bâtiment et mieux connaître le projet.

             Maintenant, c’est un séjour d’un mois qui va mieux leur faire découvrir la vie à l’ancien Carmel, le projet de sanctuaire que nous avons et la vie paroissiale.

             Ce temps sur place est une chance pour elles et pour nous :

    Pour elles, car elles pourront mieux discerner et avoir des éléments plus conséquents avant de prendre leur décision définitive.

    Pour nous, car nous les connaîtrons mieux avant, je l’espère, de les accueillir définitivement.

             Mais, j’insiste sur un point : elles viennent non pour préparer une installation immédiate, mais pour un mois de prière et d’apostolat, un mois au service de l’Enfant Jésus, Petit Roi de Grâce.

    Nous les accueillerons donc comme il se doit, ferons tout pour qu’elles puissent vivre le mieux possible ce mois de discernement, et les soutiendrons par la prière.

             Aussi, avons-nous décidé de continuer de célébrer la messe du dimanche matin à 8 heures à la chapelle de l’ancien Carmel (14 rue de Chorey) durant tout le mois de Novembre.

             Nous sommes donc heureux de les accueillir !

     

    Yves FROT

     

    SECTEUR de BEAUNE

     

            MESSES SUPPRIMÉES       

     EXCEPTIONNELLEMENT

    Vendredi 31 Octobre : la messe à 18h30 à la chapelle St-Dominique sera supprimée en raison de la messe anticipée de la Toussaint qui sera célébrée à 18h00 à l’église St-Nicolas) ;

    - Samedi 1er Novembre (Fête de la Toussaint) : à 18h00 à Saint-Nicolas il n’y aura pas de messe anticipée du dimanche 2 Novembre. Pas de messe non plus à 9h00 à la chapelle de la Charité.

     

    LES BOUGIES DE LA TOUSSAINT (veilleuses extérieures)

    vous seront proposées, au prix de 4 euros l’une, à l’issue des messes des 25 et 26 Octobre à l’église Saint-Nicolas et à l’église Notre-Dame.

    Elles seront également disponibles à la boutique  "Notre-Dame".

     

     

    BRADERIE DE VÊTEMENTS DU SECOURS CATHOLIQUE

    Jeudi 6 Novembre, de 9h00 à 16h00 sans interruption,

    9 rue Maizières à Beaune.

     

    PRÉPARONS LA TOUSSAINT 2014

    Voir ici

     

    SECTEUR DES DOUZE CLOCHERS

     

    Horaires des confessions et offices de la Toussaint : Voir ici

     

    Partage de l’Évangile : Mardi 28 Octobre à  18h30 à l’église de Chorey.

     

    Répétition de la chorale : Jeudi 30 Octobre à 20h30 à Sainte Marie.

     

    SOIRÉE A.C.A.T : L’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture organise une soirée sur le thème de la Russie le Samedi 8 Novembre à partir de 19h00 à la salle des fêtes de Corberon. Au programme : dîner russe, informations et échanges sur la violation des droits de l’homme en Russie.

    Repas adulte : 12 €. Jeunes jusqu’à 14 ans : 8 €.

    Inscriptions auprès de Claire Puppetto ' 03 80 26 56 90.

     

    Groupe du Rosaire : Un groupe de prière du Rosaire s’est constitué à Sainte-Marie. Les personnes intéressées peuvent contacter Mme Suzanne BUISSON (' 03 80 21 21 59). Les groupes des autres villages sont invités à se faire connaître auprès du père Simplice.

     

    SECTEUR DE BLIGNY LES BEAUNE 

    Horaires des confessions et offices de la Toussaint : Voir ici      

     

    Vente de chrysanthèmes : organisée par l’association « St-Pierre et St-Paul » le Mercredi 29 Octobre de 15h00 à 17h00 dans l’église de Corcelles les Arts, au profit de la restauration de vitraux. Merci de commander auprès de Mme PITOIS au 03 80 21 46 17 ou 06 25 70 12 87. Possibilité de livraison à domicile ou sur les tombes.

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  • Témoignage de Petite Soeur Marie-Béatrice Lussigny

    download.jpgPetite Sœur Marie- Béatrice Lussigny, de passage à Beaune, est venue à la chapelle du Petit Roi de Grâce et nous donne  le  récit  de sa vocation :

    C’est à 7  ans, à la Chapelle de l’Enfant-Jésus du Carmel de Beaune que j’ai mon premier appel, très probablement  en allant avec l’école du Saint-Cœur, au cours de la grande neuvaine du  25 Janvier au 2 Février.

    Je reviens en disant le soir : «  J’ai un secret à dire à papa et à maman- - la Vierge m’a appelée. » Maman me voyant bouleversée me dit : «  Ne t’inquiète pas, si elle t’a appelée, elle saura te le redire. »        

    Lire la suite du témoignage

     

    Tout ceci, nous dit-elle, pour la gloire du Père. Que son nom soit connu et aimé,  glorifié  des hommes ! comme nous aimons le prier dans l’Institut.

     

    AU MONASTÈRE DU PETIT ROI DE GRÂCE

    • Vendredi 24 Octobre :

    - de 20h30 à 21h30 : Soirée de prière autour de l’Enfant-Jésus

    - de 21h30 à 22h30 : Adoration eucharistique                         

    • Samedi 25 Octobre :

    - 17h30 : Chapelet

    - 18h00 : Petite Couronne et Vêpres de l’Enfant Jésus

    FÊTE DE LA TOUSSAINT

    Samedi  1er Novembre :

     8 h 00   Chapelle du Petit Roi de Grâce

    - 17 H 30 Chapelet

    - 18 h 00  Petite Couronne   et Vêpres de l’Enfant Jésus

     

    JOURNÉE DE PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS :

    Dimanche  2  Novembre  2014

     8 h 00    Chapelle du Petit Roi de Grâce

    - 17 H 30 Chapelet

    - 18 h 00  Petite Couronne   et Vêpres de l’Enfant Jésus

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  • Messe de la pastorale de la santé aux Hospices

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    Lu sur le Bien Public

    La messe pastorale de la santé a été célébrée vendredi en la chapelle de la salle des Pôvres des Hospices par les pères Yves Frot et Jacques Wahart avec la participation d’Édith à l’orgue, Alexandre à la guitare et Françoise aux chants.

    Le père Yves Frot, nouveau curé de la paroisse de Beaune, a souligné que c’était la première fois pour lui qu’il célébrait la messe dans cet endroit si illustre, chargé d’histoire chrétienne avec la charité qui y était donnée par les sœurs hospitalières, les médecins et laïques œuvrant pour tous les malades présents dans cette salle et les autres endroits des Hospices devenus musée. Il a précisé que ce même jour, on fêtait la Saint-Luc, patron des médecins au service des malades.

    Les personnes qui étaient présentes sont toute des bénévoles qui donnent de leur temps pour l’aide et la compassion auprès des malades et des personnes âgées.

    À noter que c’est la première année que la messe des malades est dissociée de celle de la pastorale de la santé et de l’aumônerie hospitalière.

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  • Cérémonie de béatification du PAPE PAUL VI

    HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

    Place Saint-Pierre
    Dimanche 19 octobre 2014

    Nous venons d’entendre une des phrases les plus célèbres de tout l’Évangile : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21).

    À la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond avec cette phrase ironique et géniale. C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours.

    L’accent de Jésus retombe sûrement sur la seconde partie de la phrase : "Et (rendez) à Dieu ce qui est à Dieu”. Cela signifie reconnaître et professer – face à n’importe quel type de pouvoir – que seul Dieu est le Seigneur de l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu.

    Lui n’a pas peur de la nouveauté ! C’est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous fait “nouveaux”, continuellement. Un chrétien qui vit l’Évangile est “la nouveauté de Dieu” dans l’Église et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette “nouveauté” !

    « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », signifie s’ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.

    Là se trouve notre force véritable, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi : c’est rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie – les pieds bien plantés sur la terre – et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis.

    Nous l’avons vu ces jours-ci durant le Synode extraordinaire des Évêques – Synode signifie « marcher ensemble ». Et en effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Églises particulières pour aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de l’Évangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit Saint qui guide et renouvelle toujours l’Église appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour beaucoup de gens sans espérance.

    Pour le don de ce Synode et pour l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières » (1 Th 1, 2). Et que l’Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Églises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode Ordinaire des Évêques d’octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé (cf. 1 Co 3, 6).

    En ce jour de la béatification du Pape Paul VI, me reviennent à l’esprit ses paroles, par lesquelles il a institué le Synode des Évêques : « En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d’adapter les orientations et les méthodes … aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société » (Lett. ap. Motu proprio Apostolica sollicitudo).

    À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église !

    Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105). Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.

    Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l’engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnement, Documentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l’Église et en la guidant pour qu’elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue).

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    Angélus : Paul VI a réveillé l'élan missionnaire

    Lors de la prière de l’angélus, le Pape François a salué tous les pèlerins présents Place Saint-Pierre et en particulier ceux des diocèses de Brescia, Milan et Rome, « liés de façon significative à la vie et au ministère du Pape Montini ». Le Saint-Père les a exhorté « à suivre fidèlement les enseignements et l’exemple du nouveau bienheureux ». Il a ardemment soutenu « la mission ad gentes » a indiqué le Pape, « comme en témoigne surtout son Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi avec laquelle il entendait réveiller l’élan et l’engagement pour la mission de l’Église ».

    « Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul VI, justement aujourd’hui où l’on célèbre la Journée missionnaire mondiale » ajouté le Saint-Père avant de souligner « la dévotion mariale du Bienheureux Paul VI »

    « Le peuple chrétien sera toujours reconnaissant à ce pontife pour son Exhortation apostolique Marialis Cultus et pour avoir proclamé Marie « Mère de l’Eglise » à l’occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican II ».

     

    Le Credo du bienheureux Paul VI

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    Le texte de la Profession de foi que Paul VI prononça le 30 juin 1968, au terme de l’Année de la foi proclamée pour le XIXe centenaire du martyre des apôtres Pierre et Paul à Rome

     

    "Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle.

    Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé lui-même à Moïse; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne: en sorte que ces deux noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, «habitant une lumière inaccessible», est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

    Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité.

    Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours «doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité».

    Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme: égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Évangile: pauvreté en esprit, douceur, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts, chacun selon ses mérites; ceux qui ont répondu à l’amour et à la miséricorde de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

    Nous croyons en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à Sa grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait».

    Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.

    Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

    Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous professons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, «non par imitation, mais par propagation», et qu’il est ainsi «propre à chacun».

    Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, «là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé».

    Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent «de l’eau et de l’Esprit-Saint» à la vie divine dans le Christ Jésus.

    Nous croyons à l’Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible constituée par des organes hiérarchiques et communauté spirituelle; elle est l’Église terrestre, le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Église comblée des biens célestes; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce: c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit-Saint.
    Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteurs dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a pour mission de garder, d’enseigner, d’expliquer et de répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus.

    Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le Collège des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

    Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage.

    Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion avec l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur.

    Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de Sa grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là aussi, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

    Nous croyons que la Messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.

    Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, exactement comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.

    L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

    Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut jamais signifier que l’Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

    Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps.

    Nous croyons que la multitude des âmes qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

    Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit: Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

    Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen."

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  • Le Pape François clôture le Synode par un discours percutant

    En conclusion du Synode extraordinaire sur les défis pastoraux de la famille, sans rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de débats, le Pape François a tiré un bilan positif de cette expérience synodale, vécue dans une liberté de parole inédite. « Avec un esprit de collégialité et de synodalité, nous avons vécu vraiment une expérience de Synode, un parcours solidaire, un chemin ensemble. Comme dans chaque chemin, il y a eu des moments de course rapide, quasiment à vouloir vaincre le temps et arriver le plus vite possible au milieu, et des moments de fatigue (...),d'autres moments d’enthousiasme et d’ardeur. Il y a eu des moments de profonde consolation, en écoutant le témoignage des vrais pasteurs qui portent sagement dans le cœur les joies et les larmes de leurs fidèles. Des moments de consolation et de grâce en écoutant les témoignages des familles qui ont participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté et la joie de leur vie maritale. (...) Et puisque c’est un chemin d’hommes, avec les consolations il y a eu aussi d’autres moments de désolation, de tensions et de tentations. »

    Le Pape François a alors énoncé une série de tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux.

    Première tentation : « La tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre(...), à l’intérieur de la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. Du temps de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des empressés et aujourd'hui de ceux qu’on appelle aujourd’hui des "traditionnalistes" ou aussi des "intellectualistes". »

    Deuxième tentation : « La tentation d’un angélisme destructeur, qui au nom d’une miséricorde traîtresse met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux. »

    Troisième tentation : « La tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et la jeter contre les –pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7) c’est-à-dire de les transformer en fardeau insupportable (Lc 10, 27). »

    Quatrième tentation : « La tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu. »

    Cinquième tentation : « La tentation de négliger le depositum fidei (ndlr : le dépôt de la foi) en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, de l’autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons "bizantinisme" je crois, ces choses. »

    Mais le Pape François a répété que ces tentations et ces contradictions étaient naturelles : « Les tentations ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu’aucun disciple n’est plus grand que son maitre. Donc si Jésus a été tenté, ses disciples ne doivent pas s’attendre à un traitement meilleur. Personnellement j’aurai été très préoccupé et attristé s’il n’y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ces mouvements de l’esprit, comme les appelait Saint-Ignace-de-Loyola, si tous étaient d’accord ou taciturnes dans une fausse et quiétiste paix. Au lieu de cela, j’ai vu et j’ai écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage, et de "parresia". (...) Et ceci toujours, je l’ai dit ici dans l’Aula, sans mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement du mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et la procréativité, l’ouverture à la vie. »

    Ainsi le Pape considérée que cette expérience synodale représentait une véritable expérience d'Église. « Ceci est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique et composée des pècheurs, qui ont besoin de sa miséricorde. Ceci est l’Église, la vraie épouse du Christ, qui cherche à être fidèle à son époux et à sa doctrine. C’est l’Église qui n’a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains, l’Église qui a les portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits ! »

    Il a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales : «Tant de commentateurs, ou de gens qui parlent, ont imaginé de voir une Eglise en conflit où une partie contre l’autre, en doutant même de l’Esprit Saint, le vrai promoteur et garant de l’unitè et de l’harmonie dans l’Église. L’Esprit Saint qui au long de l’Histoire a toujours mené la barque, à travers ses ministres, aussi quand la mer était contraire et agitée et les ministres infidèles et pécheurs. Et comme je vous l’ai dit au début du Synode, c’était nécessaire de vivre tout cela avec tranquillité, avec paix intérieure ausssi parce que le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est garantie pour tous. »

    « Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les évêques, a lancé François, suscitant des rires parmi les pères synodaux. Donc, le devoir du Pape est celui de garantir l’unité de l'Église. Et celui de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre fidèlement l’Évangile du Christ, et celui de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde et sans fausse peur les brebis égarées. »

    « Nous avons encore un an pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et d’innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles. » Et le Pape a précisé que la "Relatio Synodi" votée ce samedi après-midi servirait de "Lineamenta", donc de fil rouge pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode de 2015.

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  • Dimanche 19 Octobre 2014 - 29ème dimanche du temps ordinaire

     

    Quêtes au profit des Missions.


     

    CONFIRMATIONS

     

    «… voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Galates 5, 22-23).

     

             La Confirmation constitue pour la communauté paroissiale un événement, une fête à laquelle elle participe de tout cœur.

    Ce dimanche 19 octobre, au cours de la messe de 11h00, Monseigneur Roland MINNERATH confirmera 32 jeunes du Doyenné Côte de Beaune.

     

             Le sacrement  de la Confirmation est le complément du baptême et chaque fois que nous le célébrons, c’est toute la communauté qui s’en trouve renouvelée. 

    Au cours de cette célébration, ces jeunes vont recevoir le sacrement de la Force, donné par l’Esprit Saint. Ce don spécifique n’est pas exclusivement pour ceux qui seront confirmés aujourd’hui, mais aussi pour nous tous qui, grâce à eux, pouvons renouveler notre foi en la Troisième Personne de la Trinité.

     

             Jésus a promis à ses disciples que l’Esprit Saint leur viendrait en aide pour les rendre capables de témoigner courageusement de leur foi, même devant les persécuteurs.

    Demandons donc tous à Dieu l’Esprit qui nous donne la force de témoigner de l’amour de Dieu devant tous les hommes. Demandons à l’Esprit Saint le fruit dont nous avons le plus besoin, et rendons grâces à Dieu pour ces jeunes qui ont dit « oui » au sacrement. 

     

             Félicitations à tous les jeunes !

     

    « Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit » 

                                                                                                                          (Galates 5, 25)

     
     

    SECTEUR de BEAUNE

     

    CONCERT CARITATIF POUR HAÏTI

    Ce dimanche 19 Octobre à 16h00 à l’église Saint-Nicolas

    avec le duo Encuentro (harpe et bandonéon) dans un programme d’œuvres d’Albeniz, Piazzola, Villa-Lobos…

    Tarif unique : 15 € - Réservation possible au 06 10 65 31 13.

      

    AU MONASTÈRE DU PETIT ROI DE GRÂCE

    • Vendredi 24 Octobre :

    - de 20h30 à 21h30 : Soirée de prière autour de l’Enfant-Jésus

    - de 21h30 à 22h30 : Adoration eucharistique                         

    • Samedi 25 Octobre :

    - 17h30 : Chapelet

    - 18h00 : Petite Couronne et Vêpres de l’Enfant Jésus

     

    PRÉPARONS LA TOUSSAINT 2014

    Voir ici

     

    SECTEUR DES DOUZE CLOCHERS

     

    Adoration du Saint Sacrement : Mardi 21 Octobre  de 16h00 à 19h30  à  Corgengoux.

     

    Messes : Dimanche 26 Octobre

       9h30 Villy

       11h00 Combertault  

     

    SOIREE A.C.A.T : L’A.C.A.T. (Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) organise une soirée sur le thème de la Russie le Samedi 8 Novembre à partir de 19h00 à la salle des fêtes de Corberon. Au programme : dîner russe, informations et échanges sur la violation des droits de l’homme en Russie.

    Repas adulte : 12 €. Jeunes jusqu’à 14 ans : 8 €.

    Inscriptions auprès de Claire Puppetto ' 03 80 26 56 90.

     

    Groupe du Rosaire : Un groupe de prière du Rosaire s’est constitué à Sainte-Marie. Les personnes intéressées peuvent contacter Mme Suzanne BUISSON (' 03 80 21 21 59). Les groupes des autres villages sont invités à se faire connaître auprès du père Simplice.

     

    SECTEUR DE BLIGNY LES BEAUNE 

    Chapelet à la Divine Miséricorde : Vendredi 24 Octobre à 14h45 à l’église de Bligny.

     

    Messe :    Dimanche 26 Octobre  

      11h00         Montagny

     

    Vente de chrysanthèmes : organisée par l’association « St-Pierre et St-Paul » le Mercredi 29 Octobre de 15h00 à 17h00 dans l’église de Corcelles les Arts, au profit de la restauration de vitraux. Merci de commander auprès de Mme PITOIS au 03 80 21 46 17 ou 06 25 70 12 87. Possibilité de livraison à domicile ou sur les tombes

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  • Béatification de Paul VI

    Le pape François place la béatification du pape Paul VI ("Humanae Vitae")

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    Le Pape François a ordonné la promulgation de plusieurs décrets dont la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession du pape Paul VI.

    Souverain Pontife du 21 juin 1963 au 6 août 1978, il décida de poursuivre le Concile Vatican II, ouvert en octobre 1962

     

     
     
     
     
     
    Voici le programme des cérémonies à Rome

    La messe sera présidée par le pape François . La présence du pape émérite Benoît XVI est attendue.

    La messe sera diffusée en direct à 10 h 30 le 19 octobre 2014 Place Saint-Pierre à Rome (Italie)

     
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  • Message final de l'assemblée synodale

    Ce midi près la Salle de Presse a été présenté le message final de la III assemblée extraordinaire du Synode des évêques consacrée aux problématiques de la famille. Ont pris la parole le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevèque d'Aparecida (Brésil) et Président délégué, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture et Président de la Commission pour le message, et le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde). Voici le texte des pères:

    "Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l'Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous aussi, pasteurs de l'Eglise, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés. La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Eglises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.

    A vous, nous proposons cette parole du Christ: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. Je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L'obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au cœur même de la famille. Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l'amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

    Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d'une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même. Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le fétichisme de l'argent et par la dictature d'une l’économie sans visage et sans un but véritablement humain, qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

    Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s'agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être nous anesthésie et toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun. Le Christ a voulu que son Eglise soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

    Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements. Celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, cette lumière s'allume grâce à une rencontre. Il s'agit d'un don, d'une grâce qui s'exprime, comme le dit la Genèse, lorsque deux visages se retrouvent face à face, comme une aide qui correspond à l'autre, c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques: Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi. Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l'attente et de la préparation. Il s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la personne qu'on aime. A cette lumière, l'amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines, c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun. Cet amour se déploie au travers de la fécondité qui n'est pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s'agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

    Durant ce cheminement, qui s'avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune, petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Eglise domestique, qui s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes couples. Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Il s'agit d'un don de biens partagés, de présence, d'amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie. Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l'Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Eglise, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le Christ sera tout en tous. Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

    Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre:

    Père, donne à toutes les familles la présence d'époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie.

    Père, donne aux parents d'avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.

    Père, donne aux enfants d'être signes de confiance et d'espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.

    Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d'obscurité.

    Père, donne-nous de voir fleurir une Eglise toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde"

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  • Ouverture du 5° Centenaire de la Naissance de Sainte Thérèse d’Avila

    therese avila.jpgEn cette Année Jubilaire Carmélitaine  qui s’étendra

    du 15 octobre 2014 au 15 octobre 2015,

    la Petite Marguerite  nous entraînera  dans le sillage de la Madre Térésa dont elle fut une fille aimée et une disciple exemplaire. Ses relations avec sa sainte Mère sont toutes spirituelles et célestes.

    therese avila2.jpg (Un 15 Octobre)  Ste Thérèse promit à Sœur Marguerite d’avoir un soin particulier du monastère (qui était très pauvre et demandait de lourds aménagements) et chargea notre Sœur d’assurer de sa part, la Mère Marie de la Trinité qu’elle pourvoirait à tout….. De plus elle lui manifesta la joie et la gloire qui lui revenaient au Ciel de la consécration du monastère à la sainte Enfance de Jésus-Christ et lui ordonna de prévenir de sa part la communauté qu’il fallait que toujours elle honorât ce mystère et ne s’en éloignât  jamais quelques puissent être les efforts de l’enfer pour l’en détourner et pour abolir s’il était possible cette admirable dévotion dans le cœur de celles qui la gardaient si fidèlement ’ (Volume I ch XVII M. Angèle)

     

    Retrouvez Les Archives relatent plusieurs manifestations de Ste Thérèse à Sœur Marguerite .

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  • Relatio post Disceptationem

    Lu dans Cité du Vatican, 13 octobre 2014

    Le “Rapport après la discussion” du Synode extraordinaire sur la famille a été présenté par le Rapporteur général de l’Assemblée, le Cardinal Peter Erdö. Ce document rassemble les principales réflexions des pères synodaux faites au cours de congrégations générale ces jours-ci et sert de matériau aux documents finaux du Synode.

     
    Ce rapport donne, principalement, trois idées directrices: écouter le contexte socio-culturel dans lequel vivent les familles aujourd'hui; se confronter aux perspectives pastorales à envisager et surtout regarder le Christ, son Évangile de la famille. La famille, réalité décisive et précieuse, lieu intime de joie et d'épreuves, d'affections profondes et de relations parfois blessées, école d'humanité, doit surtout être écoutée dans sa complexité. L'individualisme exacerbé, la grande épreuve de la solitude, l'affectivité narcissique liée à la fragilité des sentiments, le cauchemar de la précarité du travail, ainsi que la guerre, le terrorisme, les migrations, détériorent, en effet, toujours plus les situations familiales. C'est donc que l’Église doit donner espérance et sens à la vie de l'homme contemporain, en lui faisant connaître davantage la doctrine de la foi, mais en la proposant avec la miséricorde.
     
    Ensuite, le regard vers le Christ, qui réaffirme l'union indissoluble entre l'homme et la femme, mais qui permet aussi de lire en termes de continuité et nouveauté l'alliance nuptiale. Le principe doit être celui de la gradualité pour les conjoints dont le mariage est un échec, dans une perspective inclusive pour les formes imparfaites de la réalité nuptiale: Ainsi, une nouvelle dimension de la pastorale familiale est nécessaire, qui sache nourrir ces semences qui germent, comme ces mariages civils caractérisés par la stabilité, l'affection profonde, la responsabilité à l'égard des enfants et qui peuvent conduire au lien sacramentel. Aussi, parce que souvent les cohabitations ou unions de fait ne sont pas dictées par un rejet des valeurs chrétiennes, mais par des exigences pratiques, comme l'attente d'un travail fixe. Véritable maison paternelle, lumière au milieu des gens, l’Église doit alors accompagner avec patience et délicatesse, avec attention et sollicitude ses enfants les plus fragiles, ceux marqués par l'amour blessé et perdu, en leur donnant confiance et espérance.
     
    En troisième lieu, le Rapport après la discussion traite des instances pastorales les plus urgentes à confier à la concrétisation des Églises locales, toujours en communion avec le Pape. A la première place, il y a l'annonce de l’Évangile de la famille, qui doit être mise en œuvre non pour condamner, mais pour guérir la fragilité humaine. Une telle annonce concerne aussi les fidèles: Évangéliser est une responsabilité partagée par le peuple de Dieu tout entier, chacun selon son propre ministère et charisme. Sans le témoignage joyeux des époux et des familles, l'annonce, même si elle est correcte, risque de ne pas être comprise ou de se noyer dans le flot de paroles qui caractérise notre société. Les familles catholiques sont appelées à être elles-mêmes les sujets actifs de toute la pastorale familiale. L’Évangile de la famille étant joie, elles impliquent une conversion missionnaire, qui ne se limite pas à une annonce purement théorique, détachée des problèmes réels des personnes. En même temps, il est nécessaire d'agir aussi sur le langage: La conversion doit porter sur le langage pour qu'il soit effectivement significatif. Il ne s'agit pas seulement de présenter des règles mais de proposer des valeurs, en répondant ainsi à un besoin que l'on constate aujourd'hui dans les pays les plus sécularisés.
     
    Ensuite, une préparation adéquate au mariage chrétien est essentielle, parce que celui-ci n'est pas seulement une tradition culturelle ou une exigence sociale mais bien une décision vocationnelle. Sans compliquer les cycles de formation, l'objectif est donc d'aller en profondeur, sans se limiter à des orientations générales, mais en renouvelant aussi la formation des prêtres et des autres agents pastoraux sur le sujet, grâce à l'implication de ces familles dont le témoignage est privilégié. L'accompagnement de l’Église est suggérée aussi pour après le mariage, période vitale et délicate dans laquelle les conjoints mûrissent la conscience du sacrement, son sens et les défis que celui-ci comporte. De la même façon, l’Église doit encourager et soutenir les laïcs qui s'engagent dans les domaines culturel et socio-politique, pour que l'on n'oublie pas de dénoncer ces facteurs qui empêchent une vie familiale authentique, entraînant la discrimination, la pauvreté, l'exclusion et la violence.
     
    En ce qui concerne donc les séparés, divorcés et divorcés remariés, il n'est pas sage de penser à des solutions uniques ou inspirées de la logique du tout ou rien; le dialogue doit donc continuer dans les Églises locales, avec respect et amour pour chaque famille blessée, en pensant à qui a injustement subi l'abandon du conjoint, en évitant des attitudes discriminatoires et en protégeant les enfants: Il est indispensable de prendre en charge de manière loyale et constructive les conséquences de la séparation ou du divorce sur les enfants: Ceux-ci ne peuvent pas devenir un objet de dispute et il faut chercher les meilleures moyens pour qu'ils puissent surmonter le traumatisme de la scission familiale et grandir le plus possible dans la sérénité. En ce qui concerne l'allègement des procédures pour la reconnaissance de la nullité matrimoniale, il faut rappeler les propositions avancées en Salle du Synode: dépasser l'obligation de la double sentence conforme, déterminer la voie administrative au niveau diocésain, entamer un procès sommaire dans les cas de nullité notoire, mais aussi considérer l'importance de la foi des futurs époux pour reconnaître ou non la validité du lien. Le tout requiert du personnel, clercs et laïcs,adéquatement préparé, et une plus grande responsabilité des évêques locaux.
     
    Quant à l'accès au sacrement de l'Eucharistie pour les divorcés remariés, le Rapport dresse la liste des principales suggestions qui sont ressorties du Synode: Maintenir la discipline actuelle; mettre en œuvre une plus grande ouverture pour les cas particuliers, insolubles sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances; ou bien opter pour un chemin pénitentiel: L’éventuel accès aux sacrements devrait être précédé d’un chemin pénitentiel – sous la responsabilité de l’évêque diocésain –, et avec un engagement évident en faveur des enfants. Il s’agirait d’une situation non généralisée, fruit d’un discernement réalisé au cas par cas, suivant une règle de gradualité qui tienne compte de la distinction entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes. La question de la communion spirituelle, pour laquelle est sollicitée un plus grand approfondissement théologique,reste encore ouverte, de même qu'est demandée une plus grande réflexion sur les mariages mixtes et sur les problèmes graves liés à la discipline matrimoniale différente des Églises orthodoxes.
     
    Quant aux homosexuels, il est souligné qu'ils ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne, que l’Église soit donc pour eux, une maison accueillante, bien que ces unions ne puissent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme, et que l’Église juge inacceptables les pressions d'organismes internationaux soumettant les aides financières à la condition d'introduire des lois s'inspirant de l'idéologie du gender. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. De plus, l’Église prête une attention spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang.
     
    Dans la dernière partie, le document reprend les thèmes de l'encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI et se concentre sur la question de l'ouverture à la vie, en la définissant comme une exigence intrinsèque de l'amour conjugal. D'où la nécessité d'un langage réaliste qui sache expliquer la beauté et la vérité de s'ouvrir au don d'un enfant, grâce aussi à un enseignement adéquat sur les méthodes naturelles de régulation de la fertilité et à une communication harmonieuse et consciente entre les époux dans toutes ses dimensions. En outre, le défi éducatif est fondamental et l’Église a un rôle précieux de soutien aux familles, dans leurs choix et leurs responsabilités. Enfin, le Cardinal Erdö souligne que le dialogue synodal s'est déroulé en toute liberté et dans un mode d'écoute réciproque et rappelle que les réflexions proposées jusqu'ici ne sont pas des décisions déjà prises: le chemin se poursuivra, en effet, avec le Synode générale ordinaire, toujours sur le thème de la famille, prévu en octobre 2015.
     
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  • Dimanche 12 Octobre 2014 - 28ème dimanche du temps ordinaire

    12 oct.pngVendredi à Dijon se sont tenues les Assises de l’Enseignement Catholique du Diocèse. Près de 1 000 personnes y ont participé, en totalité ou à tel ou tel atelier.

     

             Il est normal que des parents aient le choix du lieu de scolarisation de leurs enfants et il est normal également que des familles chrétiennes puissent faire bénéficier d’un complément de l’éducation chrétienne qu’ils donnent à leurs enfants. Et il est tout à fait normal également que des enfants, au sein des établissements catholiques d’enseignement, puissent découvrir la joie et le bonheur d’être chrétiens.

     

                L’école catholique accueille tout le monde et permet à chacun de se développer harmonieusement. La particularité de l’école catholique est qu’il n’y a pas, comme dans le public, une personne chargée de l’aumônerie, mais c’est toute la structure de l’établissement, chacun avec sa spécificité, qui annonce l’Évangile. Et c’est vraiment une chance pour une paroisse de bénéficier de la présence de tels établissements.

     

     

    Yves FROT

     

     

     

    SECTEUR de BEAUNE

     

    DÉCOUVRIR, PARTAGER, PRIER

    (Groupe de prière Saint-Jacques)

    Lundi 13 Octobre de 19h15 à 20h15,

    chez les Sœurs Hospitalières, 32 rue Thiers.

    Contact : 03 80 24 29 03.

     

    ÉQUIPES LITURGIQUES

    Réunion de rentrée Lundi 13 Octobre à 20h30, cure Notre-Dame.

    Le père Frot sera là pour nous rencontrer : soyons nombreux !

     

     GROUPE DE LECTURE PRIANTE DE LA PAROLE

    Vendredi 17 Octobre  de 17h15 à 18h15

    chez les Sœurs Hospitalières, 32 rue Thiers.

     

     

    MESSE DE LA PASTORALE DE LA SANTÉ

    Vendredi 17 Octobre à 19h00

    Salle des Pôvres de l’Hôtel-Dieu de Beaune,

    autour de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital

    avec les soignants et tous ceux qui ont le souci de l’accompagnement

    des malades et des personnes âgées.

     
     

    CATÉCHÈSE DES ENFANTS DE CE2

    Samedi 18 Octobre à 14h00 à la cure Saint Nicolas.

     

     

    DIMANCHE 19 OCTOBRE : Quêtes au profit des Missions.

     

     CONFIRMATION

    32 jeunes du Doyenné recevront de Monseigneur Minnerath, notre archevêque, le sacrement de Confirmation le Dimanche 19 Octobre

    au cours de la messe de 11h00 en la basilique Notre-Dame.

    Le Samedi 18 Octobre, à 20h30 en l’église de Nolay,

    aura lieu une veillée de prière avec les confirmands, leurs familles

    et tous ceux qui veulent se joindre à eux.

     

     

    CONCERT CARITATIF POUR HAÏTI

    Dimanche 19 Octobre à 16h00 à l’église Saint-Nicolas

    L’Association « Enfants Soleil Bourgogne » reçoit le duo Encuentro (harpe et bandonéon) pour un programme d’œuvres

    d’Albeniz, Piazzola, Villa-Lobos…

    Tarif unique : 15 € - Réservation possible au 06 10 65 31 13.

    Les recettes de ce concert seront reversées en totalité

    aux actions de solidarité menées en Haïti par l’association.

     

     

    SOIREE A.C.A.T.

    L’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture

    organise une soirée sur le thème de la Russie le Samedi 8 Novembre

    à partir de 18h00 à la salle des fêtes de Corberon.

    Au programme : dîner russe, informations et échanges sur la violation des droits de l’homme en Russie.

    Repas adulte : 12 €. Jeunes jusqu’à 14 ans : 8 €.

    Inscriptions auprès de Claire Puppetto ' 03 80 26 56 90.

    Des bulletins d’inscription sont également à disposition

    au fond des églises Notre-Dame et Saint-Nicolas.

     

     

    SECTEUR DES DOUZE CLOCHERS

     

     Répétition de la chorale :        Jeudi 16 Octobre  à 20h30  à  Corberon

    Catéchèse familiale :          Samedi 18 Octobre à 14h00 à Sainte Marie

    Messes : Dimanche 19 Octobre    (Saint Luc)

          9h30 Chorey les Beaune 

         11h00 Marigny les Reullée  

     

    SOIREE A.C.A.T : L’A.C.A.T. (Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) organise une soirée sur le thème de la Russie le Samedi 8 Novembre à partir de 19h00 à la salle des fêtes de Corberon. Au programme : dîner russe, informations et échanges sur la violation des droits de l’homme en Russie.

    Repas adulte : 12 €. Jeunes jusqu’à 14 ans : 8 €.

    Inscriptions auprès de Claire Puppetto ' 03 80 26 56 90.

     

    Groupe du Rosaire : Un groupe de prière du Rosaire s’est constitué à Sainte-Marie. Les personnes intéressées peuvent contacter Mme Suzanne BUISSON (' 03 80 21 21 59). Les groupes des autres villages sont invités à se faire connaître auprès du père Simplice.

     

     

    SECTEUR DE BLIGNY LES BEAUNE 

    Réunion de l’équipe du Rosaire : Lundi 13 Octobre à 15h00 chez Henriette Gillier à Montagny.

     

    Chapelet médité :  Mercredi 15 Octobre  à  15h00  à  la cure de Bligny.             

     

    Catéchèse familiale (enfants de CE2) : Samedi 18 Octobre à 14h00 à Sainte Marie la Blanche.

     

    Messe :  Dimanche 19 Octobre

      11h00         Tailly

     

    Chapelet à la Divine Miséricorde : Vendredi 24 Octobre à 14h45 à l’église de Bligny.

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